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MONTRÉAL — Les infirmières ont «le coeur brisé» à cause de la surcharge de travail et des heures supplémentaires obligatoires, et une campagne est lancée auprès du public, qui est invité à porter un coeur brisé en signe d’appui au personnel dans la santé.

Cette campagne du coeur brisé est lancée par la Fédération de la santé de la Centrale des syndicats du Québec — une centrale surtout connue pour représenter la majorité des enseignants du primaire et du secondaire, mais qui représente également 5000 infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes.

La CSQ aimerait que ce symbole du coeur brisé pour le personnel de la santé devienne un peu l’équivalent du «carré rouge» des étudiants que plusieurs arboraient en 2012 en soutien à la cause, même lorsqu’ils n’étaient pas eux-mêmes étudiants.

«On invite toute la population à porter le coeur brisé, on veut un message fort au ministre de la Santé et au premier ministre pour leur dire: on n’en peut plus; investissez, corrigez le tir; on veut un système de santé fort, qui répond aux besoins de la population», a plaidé au cours d’une entrevue Claire Montour, présidente de la Fédération de la santé de la CSQ.

La Fédération de la santé de la CSQ invite les intéressés à consulter la page web coeurbrise.lacsq.org pour obtenir leur coeur brisé, et ce, gratuitement. Elle distribuera d’ailleurs à ses membres ce coeur brisé qu’ils pourront épingler à leurs vêtements.

Pourquoi un coeur brisé plutôt qu’un ruban, plus traditionnel? «Le coeur, c’est l’organe vital. On est le coeur du réseau. Les patients sont au coeur du système de santé; c’est pour eux que nous sommes là. Le coeur, c’est l’image. Il faut battre à l’unisson pour que ça fonctionne», a justifié Mme Montour.

Les 5000 infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes syndiquées à la CSQ se trouvent dans les régions de Montréal, Laval, Gaspésie, Côte-Nord et Nord-du-Québec.

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