HALIFAX — La Cour fédérale a différé sa décision dans une demande d’injonction pour empêcher temporairement la déportation d’un Somalien qui avait été admis au pays à titre de réfugié alors qu’il était enfant.

Abdoul Abdi, aujourd’hui âgé de 24 ans, a grandi au sein d’une famille d’accueil en Nouvelle-Écosse, mais il n’a jamais obtenu la citoyenneté canadienne. Il est détenu par l’Agence des services frontaliers du Canada après avoir passé cinq ans en prison pour divers crimes, dont des voies de fait graves.

Son avocat, Benjamin Perryman, soutient que les autorités fédérales ont refusé de freiner les audiences pour déportation le temps d’une contestation constitutionnelle qui est déjà en cours. M. Abdi s’est alors tourné vers la Cour fédérale afin de reporter ces audiences en déportation, prévues le 7 mars.

Dans ses plaidoiries, jeudi à Halifax, son avocat a soutenu que la tenue d’audiences en déportation nuirait irrémédiablement à la contestation constitutionnelle menée par M. Abdi.

Me Perryman a estimé que considérant le dossier de son client, l’audience de la Section de l’immigration se traduira inévitablement par une ordonnance de déportation. Or, M. Abdi ne pourra plus alors travailler, ce qui constitue une violation de ses conditions de libération.

La procureure du gouvernement Heidi Collicutt a plaidé que la requête de M. Abdi présuppose déjà une décision défavorable de la Section de l’immigration, et qu’il ne serait pas approprié, de toute façon, d’empêcher une agence indépendante de remplir le mandat qui lui a été conféré par la loi.

Le juge Keith Boswell a différé sa décision, mais il a promis un jugement avant l’audience de la Section de l’immigration le 7 mars.

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