MONTRÉAL — Les employés d’entretien de la Société de transport de Montréal se sont dotés, dimanche, d’un mandat de grève de six de jours, tout en gardant espoir de parvenir à une entente négociée.

Le président du Syndicat du Transport de Montréal-CSN, Gleason Frenette, explique que les quelque 2400 travailleurs qu’il représente craignent notamment de voir disparaître des mesures de conciliation travail-famille.

Ces préposés à l’entretien, mécaniciens, électriciens, plombiers et menuisiers se sont prononcés à 98 pour cent en faveur du débrayage au cours d’une assemblée générale avec un taux de participation que le syndicat a qualifié «d’inégalé».

Après plus d’une trentaine de rencontres, les négociations se poursuivent et le syndicat espère que ce mandat de grève donnera lieu à un «changement le ton».

M. Frenette avance que l’employeur ne s’était jamais montré aussi «agressif» dans ses demandes.

La partie patronale veut imposer des heures supplémentaires obligatoires, illustre-t-il, même si les employés d’entretien ont déjà réalisé près de 500 000 heures supplémentaires l’an dernier.

«On ne comprend pas, tous nos employés sont dévoués, a-t-il lancé, en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne. 500 000 heures, c’est énorme. Ça continue d’augmenter d’année en année depuis plus de 20 ans.»

Par voie de communiqué, la STM a également tenu à rassurer ses usagers que le service ne serait pas perturbé jusqu’à nouvel ordre.

« La STM est une organisation publique qui offre un service 24 heures par jour, 7 jours semaine, 365 jours par année. C’est dans le respect de cet engagement soutenu auprès de nos usagers que, depuis avril 2017 et à notre demande, nous négocions afin de revoir l’organisation du travail à l’interne dans le but de se donner les moyens nécessaires pour livrer le service à la population», a déclaré son directeur général, Luc Tremblay.

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