MONTRÉAL — La proportion de travailleurs empruntant le transport en commun pour se rendre au boulot progresse lentement dans le Grand Montréal, selon une étude rendue publique dimanche.

L’étude, réalisée par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), indique qu’il s’agit de la troisième région métropolitaine avec la plus grande proportion de travailleurs utilisant le transport en commun en Amérique du Nord, soit derrière New York et Toronto.

Le faible rythme auquel les usagers se tournent vers le transport en commun pourrait toutefois déclasser la ville aux cents clochers.

Si le train, le métro et les autobus ont globalement gagné en popularité au cours des 15 dernières années, ils ont aussi perdu du gallon dans près du tiers des municipalités du Grand Montréal.

En outre, leur croissance s’est réalisée au détriment du covoiturage et de la marche — et non pas de l’automobile, qui reste le mode de déplacement de prédilection de 65 pour cent des travailleurs.

Ceux qui sirotent leur premier café de la journée au volant ont même vu leurs rangs grossir de plus de 142 000 conducteurs.

De 2001 à 2016, la proportion de personnes effectuant leurs déplacements domicile-travail en transport collectif est passée de 22,1 à 23,5 pour cent.

La proportion de cyclistes a pour sa part grimpé de 1,3 à 2,1 pour cent, avec des gains concentrés au coeur de la métropole.

«Les investissements vont devoir suivre»

La CMM s’est donnée pour objectif de porter le taux de personnes utilisant les transports en commun pour aller travailler à 35 pour cent d’ici 2031, rapporte le responsable de l’étude, Philippe Rivet

«On n’y échappe pas, on va avoir besoin d’investissements pour faire augmenter la part modale (du transport en commun)», a-t-il avancé, en entrevue avec La Presse canadienne.

Le responsable de l’Observatoire Grand Montréal se montre confiant que le Réseau express métropolitain (REM) favorisera l’abandon de l’automobile.

Philippe Rivet souligne que, sans surprise, dans les municipalités et arrondissements où le réseau de transport en commun a récemment profité d’investissements importants, plus de travailleurs ont opté pour ce moyen de transport durable. Il cite en exemple le cas de Laval, où la ligne orange a été prolongée en 2007.

Une part de la solution se trouve aussi à ses yeux dans le développement urbain, avec l’aménagement de quartiers autour des points d’accès au Réseau de transport métropolitain, car à Deux-Montagnes et à McMasterville par exemple, la présence de gares a selon lui fait toute la différence.

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