Chris Young Chris Young / La Presse Canadienne

TORONTO — Quelques jours après avoir fait un coup d’éclat en se lançant dans la course à sa propre succession à la tête du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario, Patrick Brown a finalement annoncé lundi qu’il jetait l’éponge.

Dans une déclaration qu’il a relayée sur les réseaux sociaux, M. Brown explique qu’il est «rendu clair qu’il ne peut se consacrer à deux missions en même temps» — celle de défendre sa réputation face aux allégations d’inconduite sexuelle et celle de la course à la direction.

Il écrit qu’il «ne peut tout simplement pas mener une campagne à la direction et affronter Kathleen Wynne dans l’élection la plus importante d’une génération».

M. Brown ajoute que la course serait une «distraction» alors qu’il tente «d’exposer la vérité».

Dans sa lettre, Patrick Brown souligne les qualités des quatre candidats qui se présentent pour lui succéder et a souligné l’importance pour le parti de présenter une plateforme conservatrice modérée à l’électorat ontarien.

Il assure qu’il continuera de s’impliquer comme militant pour un Parti progressiste-conservateur «modéré, diversifié et inclusif».

Le nouveau chef du Parti progressiste-conservateur sera élu dans une douzaine de jours, le 10 mars, et les élections générales en Ontario auront lieu trois mois plus tard, le 7 juin.

Patrick Brown a dû remettre sa démission le 24 janvier lorsque le réseau CTV a fait état d’allégations d’inconduites sexuelles que l’ex-chef progressiste-conservateur aurait commises alors qu’il était député fédéral. M. Brown clame son innocence, et les allégations n’ont pas été vérifiées par La Presse canadienne ni examinées par un tribunal.

Il reste quatre candidats dans la course: l’ancienne députée Christine Elliott, l’avocate Caroline Mulroney, l’ancien conseiller municipal de Toronto Doug Ford et la militante conservatrice Tanya Granic Allen.

Enquête du commissaire

Plus tôt dans la journée, le Commissaire à l’intégrité de l’Ontario avait annoncé qu’il avait entamé une enquête sur le comportement de l’ex-chef du Parti progressiste-conservateur.

C’est un collègue de M. Brown, Randy Hillier, qui avait déposé une plainte contre son ancien chef la semaine dernière. M. Hillier a demandé au Commissaire à l’intégrité de scruter les renseignements financiers et les frais de déplacement déposés par M. Brown. M. Hillier allègue que son ancien chef a violé les règles qui doivent gouverner la conduite des membres de l’Assemblée législative de l’Ontario. Il soutient que M. Brown a été mêlé à des «manoeuvres politiques frauduleuses», et il le traite de «menteur».

M. Brown a rejeté ces allégations, qu’il qualifie de «complètement inventées». Il estime qu’on tente de transformer en actes illégaux des pratiques tout à fait normales.

Le commissaire à l’intégrité, J. David Wake, n’a fixé aucun échéancier à son enquête, mais il a promis que les résultats seraient rendus publics.

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