MONTRÉAL — Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a levé en fin de soirée mardi l’alerte Amber, qui avait été déclenchée en après-midi dans l’espoir de retrouver Ariel Jeffrey Kouakou, un garçon de 10 ans, parce que les critères pour la maintenir n’étaient plus tous satisfaits. Depuis l’implantation de l’alerte Amber au Québec en 2003, celle-ci a été déclenchée 14 fois.

Il s’agit d’un système qui permet d’alerter la population, par tous les moyens médiatiques possibles, pour diffuser l’information le plus rapidement possible. Chaque cas au Québec a connu une fin heureuse jusqu’à maintenant.

Trois critères sont nécessaires pour enclencher une telle procédure:

1) la police doit avoir des motifs de croire qu’un enfant a été victime d’un enlèvement

2) les circonstances de l’enlèvement font croire que l’enfant risque de subir des blessures ou qu’il est en danger de mort

3) la police possède suffisamment de renseignements descriptifs sur l’enfant, le suspect et/ou le moyen de transport utilisé pour que la diffusion soit utile.

Enlèvements en chiffres

– Les enfants signalés disparus sont retrouvés dans la majorité des cas et généralement assez rapidement: 59 pour cent des signalements d’enfants et de jeunes disparus au Canada ont été retirés dans les 24 heures, et en moins d’une semaine dans 92 pour cent des cas, a noté la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour l’année 2016.

– Dans la grande majorité des cas, les kidnappeurs sont les parents, explique la force policière fédérale.

– Au Québec, 31 bambins de 4 ans et moins ont été portés disparus en 2015, 33 en 2016 et sept en 2017 jusqu’à mi-juillet, selon les données de la GRC.

– 545 enfants de 5 à 13 ans ont été portés disparus au Québec en 2015, 428 en 2016 et 268 jusqu’à maintenant en 2017 (de janvier à la mi-juillet).

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