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MONTRÉAL — Quand les psychologues et les travailleurs sociaux souffrent eux aussi de détresse psychologique et d’épuisement, c’est signe que ça va mal dans le réseau de la santé.

C’est un des messages qu’est venu livrer au ministre de la Santé Gaétan Barrette, lundi à Montréal, l’APTS, l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux.

L’APTS représente 54 000 membres, soit beaucoup de personnel dans les services sociaux, ainsi que des physiothérapeutes, des technologistes médicales, des nutritionnistes, entre autres.

Un sondage réalisé par l’APTS auprès de ses membres, l’an passé, avait révélé que six sur 10 présentaient des signes de détresse psychologique.

Barrette à l’écoute

«On est content de notre rencontre avec M. Barrette, on l’a senti en mode écoute», a conclu la présidente de l’APTS, Carolle Dubé, disant espérer de bonnes nouvelles dans le budget qui sera déposé le 27 mars.

L’APTS a proposé au ministre ses solutions, parmi lesquelles des réinvestissements dans les centres jeunesse, dans les soins à domicile et dans les programmes qui ont été réduits. Elle veut aussi que les canaux de communication soient rétablis, car eux aussi ont souffert des réformes.

«On a déposé, dans le cadre des négociations locales, des propositions qui pour nous ont du sens et vont faire en sorte que nos gens vont être mis à contribution, qu’on va trouver ensemble des solutions pour que le travail soit plus facile pour les gens. On ne peut pas continuer comme ça. Nos gens, là, leur niveau de détresse est très élevé, ils sont au bout du rouleau; il faut qu’on trouve des solutions», a plaidé Mme Dubé.

Dans le cas des travailleurs sociaux et psychologues, par exemple, la surcharge de travail ne prend pas la forme d’heures supplémentaires obligatoires, comme c’est le cas pour les infirmières, mais de liste d’attente qui s’allonge.

Manifestation

Au moment où l’APTS rencontrait le ministre, une centaine de personnes ont manifesté à l’extérieur de l’édifice, dont plusieurs personnes en fauteuil roulant, ainsi que des groupes représentant des personnes atteintes de déficience intellectuelle, de troubles du spectre de l’autisme, par exemple. L’APTS s’est jointe à eux.

Les parents de personnes ayant un handicap ont crié leurs besoins de répit, de gardiennage, d’aide à domicile, de stimulation précoce pour leur enfant, avant qu’il intègre le milieu scolaire. «Ces enfants et ces familles doivent attendre et quand ils ont enfin les services, ils ne se voient offrir que 20 heures d’intervention», a déploré Ghislaine Goulet, coordonnatrice du CRADI, le Comité régional des associations en déficience intellectuelle et en troubles du spectre de l’autisme.

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