Sean Kilpatrick Sean Kilpatrick / La Presse Canadienne

OTTAWA — L’organisme qui représente 65 000 Inuits au Canada souhaite que l’on mette un terme aux recherches scientifiques menées de façon colonialiste dans leur région et qui, depuis des décennies, ne tiennent pas du tout compte des habitants des lieux.

L’organisme Inuit Tapiriit Kanatami publie une stratégie qui encourage plutôt les chercheurs et les instituts de recherche à tisser des partenariats avec les Inuits dans des projets qui tiendront compte davantage des besoins et des priorités des habitants du Grand Nord — un vaste territoire appelé «Inuit Nunangat» par les habitants autochtones.

Cette stratégie reconnaît d’abord que les recherches scientifiques menées dans le Grand Nord ont souvent été empreintes de racisme et d’exclusion. Les chercheurs considéraient souvent les Inuits comme des observateurs extérieurs ou de simples sujets d’étude, et leurs travaux n’étaient guidés que par des priorités d’allochtones.

Le leader national des Inuits, Natan Obed, rappelle que des partenariats importants ont déjà été développés entre les Inuits et des instituts extérieurs. Une stratégie coordonnée pour encadrer la recherche permettrait toutefois d’accroître ces collaborations et d’encourager aussi les travaux de recherche menés par des Inuits eux-mêmes.

La stratégie d’Inuit Tapiriit Kanatami prévoit notamment une gestion inuite plus importante des travaux de recherche, un financement en fonction des priorités des Inuits, une formation pour permettre aux Inuits de mener leurs propres travaux, et un droit de propriété inuit sur les découvertes.

La ministre fédérale des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord, Carolyn Bennett, estime que les Inuits doivent avoir droit au chapitre dans les politiques qui concernent le Grand Nord et la recherche qui est menée.

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