Sean Kilpatrick Sean Kilpatrick / La Presse Canadienne

OTTAWA — La chef du Centre de la sécurité des télécommunications (CST) affirme que les nouveaux pouvoirs que veut octroyer le gouvernement Trudeau à son agence aideront celle-ci à contrer une cyberattaque avant même qu’elle ne soit lancée.

Comparaissant devant un comité parlementaire, Greta Bossenmaier a révélé que l’agence a dû redoubler d’efforts pour bloquer des attaques contre les réseaux fédéraux.

On estime à environ un milliard le nombre quotidien de tentatives de pénétration des systèmes informatiques du gouvernement fédéral, qu’il s’agisse d’intrusions dans une mémoire vive, d’introductions de programme malveillant ou de piratages ciblés.

Selon Mme Bossenmaier, le projet de loi C-59 aidera l’agence à tuer dans l’oeuf certaines de ces attaques. Cette mesure législative lui permettra aussi de cibler des groupes terroristes et de soutenir des interventions militaires en lançant ses propres opérations numériques offensives.

Le plan gouvernemental de laisser le CST lancer des cyberattaques a soulevé de nombreuses questions au cours de la dernière année. Ainsi, qui pourra autoriser de telles opérations? Comment l’agence s’assurera-t-elle de ne pas prendre des Canadiens comme cibles?

Le ministre de la Défense Harjit Sajjan et des officiels du CST ont indiqué au comité que le projet de loi comprend des provisions qui assureront un processus strict d’approbation et de surveillance. Ils ont ajouté que la loi interdit toute action contre des Canadiens ou des cibles au pays.

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