Paul Chiasson / La Presse Canadienne Pauline Marois

Avant qu’un attentat ne vienne assombrir la soirée du Parti québécois, réuni au Métropolis, la famille péquiste savourait une courte victoire.

Vers 21h, la foule de militants péquistes réunie au Métropolis criait sa joie. Pour la première fois de son histoire, le Québec venait d’élire une femme à la tête du gouvernement. Victoire douce-amère pour Pauline Marois, car le Parti québécois sera minoritaire.

À mesure que la soirée avançait et qu’un gouvernement minoritaire se confirmait, les militants ont tenté d’afficher, malgré tout, le visage de la victoire.

C’est une Pauline Marois émue qui s’est adressée à la foule un peu avant minuit.

«Pour la première fois au Québec, le gouvernement sera dirigé par une femme!», a-t-elle déclaré avant de rendre hommage à sa mère.

Mettant en garde le gouvernement fédéral, elle a promis de faire avancer les intérêts du Québec.

«Je souhaite que nous ayons la force de mettre nos divisions de côté et de se rassembler sur l’essentiel», a-t-elle souligné, en référence à ce mandat minoritaire.

Le défi sera toutefois de taille. Avec 54 députés péquistes élus et même en comptant les deux sièges de Québec Solidaire, ce sera insuffisant pour obtenir la balance du pouvoir qui est essentielle pour espérer régler des dossiers comme les droits de scolarité ou l’abolition de la taxe santé.

En entrevue à Métro, au Métropolis, le député péquiste Bernard Drainville a toutefois rappelé que Pauline Marois est une femme de consensus et qu’elle saura trouver les forces nécessaires pour faire passer les réformes du parti. Il a néanmoins appelé les partis de l’opposition à faire des compromis, ajoutant que les Québécois n’ont pas envie de retourner aux urnes dans quelques mois.

Un gouvernement minoritaire peut effectivement être défait sur les votes de confiance comme lors d’un dépôt de budget. La seule fois où les Québecois ont choisi un gouvernement minoritaire, en 2007, il fut de courte durée, soit 1 an et demi. Si la tendance se maintient…les Québécois pourraient donc être rappelé aux urnes en 2013.

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