DARRYL DYCK DARRYL DYCK / La Presse Canadienne

VANCOUVER — Plusieurs communautés des Premières Nations de la Colombie-Britannique, ainsi que les municipalités de Vancouver et Burnaby, redoublent d’efforts pour contester le projet d’élargissement de l’oléoduc Trans Mountain.

En conférence de presse, lundi, le maire de Burnaby Derek Corrigan a déclaré que le projet «court-circuitait» le processus juridique en cours. Il croit que la désobéissance civile ne fera qu’augmenter avec le temps.

M. Corrigan a dit être «embarrassé» que le premier ministre canadien et la première ministre d’une province courbent l’échine devant une multinationale américaine qui ne respecte pas les règles pour construire son oléoduc, selon lui.

Le premier ministre Justin Trudeau a rencontré dimanche les premiers ministres de la Colombie-Britannique et de l’Alberta pour tenter de dénouer l’impasse. Après la rencontre, il a promis de fournir les outils financiers et législatifs pour garantir la construction du projet.

Le grand chef Stewart Phillip, président de l’Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique, a assuré que l’opposition au projet était large et bien enracinée.

Il estime que les Premières Nations ont le droit constitutionnel et juridique de protéger la santé et le bien-être de leurs proches. Il plaide que s’il y avait un déversement au sol ou dans l’eau, ce serait catastrophique.

Kinder Morgan, le promoteur de Trans Mountain, a cessé toute dépense non essentielle sur l’oléoduc alors que le gouvernement fédéral tente de rassurer les investisseurs sur l’avenir du projet.

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