Jeff McIntosh Jeff McIntosh / La Presse Canadienne

OTTAWA — Les émissions canadiennes de gaz à effet de serre (GES) commencent à fléchir, mais le pays devra grandement accélérer la cadence s’il veut s’acquitter de ses obligations en vertu de l’Accord de Paris sur les changements climatiques, démontrent des données publiées mardi.

Des chiffres que le Canada doit fournir chaque année aux Nations unies indiquent que le pays a produit 704 millions de tonnes de GES en 2016. Même si cela représente un déclin de 1,4% par rapport à l’année précédente, le groupe Environmental Defence estime que ce changement est si minime que ça ne vaut même pas la peine d’en parler.

Le Canada devra retrancher encore 187 millions de tonnes pour respecter ses engagements, à savoir des émissions qui seraient au moins 30% inférieures à celles de 2005 d’ici 2030.

Cela veut dire que le Canada ne pourra pas produire plus de 517 millions de tonnes d’émissions polluantes en 2030.

À titre de comparaison, 187 millions de tonnes est la quantité d’émissions polluantes que relâchent annuellement 40,6 millions de voitures, soit deux fois plus de voitures qu’il n’y en avait sur les routes canadiennes en 2016.

Le secteur de l’énergie et des transports génère 80% des émissions canadiennes de gaz à effet de serre. Entre 2005 et 2016, les émissions de la production d’hydrocarbures en amont ont bondi de 47% et celles du transport routier de 11%.

Environmental Defence et le groupe Climate Action Network Canada reprochent au gouvernement d’être trop timide quand vient le temps de serrer la vis à ces deux secteurs.

Les émissions générées par la production d’électricité et de chaleur ont fondu de 33 pour cent depuis 2005, essentiellement grâce à l’abandon du charbon. Le Canada s’est engagé à abolir complètement le charbon comme source d’électricité d’ici 2030.

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