Justin Tang Justin Tang / La Presse Canadienne

OTTAWA — Le ministre fédéral des Ressources naturelles soutient que «seulement un pétrolier par jour», plutôt que cinq par mois, mouillera au large de la côte de la Colombie-Britannique après l’élargissement de l’oléoduc Trans Mountain.

À l’issue de la réunion du caucus libéral, mercredi à Ottawa, Jim Carr a voulu minimiser les risques environnementaux invoqués par les opposants au projet de Kinder Morgan.

M. Carr a réitéré que ce projet d’élargissement de l’oléoduc, approuvé par son gouvernement en 2016, serait bénéfique pour l’économie et pour l’avenir du Canada.

Le ministre ne conteste pas les chiffres des opposants, qui évoquent une augmentation de 700 pour cent du trafic de pétroliers au large du port de Burnaby, en banlieue de Vancouver. Mais M. Carr soutient que cette façon de présenter les choses fait paraître la hausse plus importante qu’elle ne l’est en réalité.

Il a indiqué mercredi que cette augmentation de 700 pour cent signifie en fait que 35 pétroliers, plutôt que cinq, mouilleront chaque mois au terminal maritime Westridge. Le ministre insiste aussi pour dire que cette navigation sera encadrée par des normes sévères afin de prévenir les accidents.

Les opposants soutiennent de leur côté que les gros pétroliers devront parfois manoeuvrer dans des passages étroits entre le terminal et le large. Tout déversement dans ces détroits serait énorme, estime-t-on.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique se plaint surtout du manque d’informations concernant la façon dont se comporte le bitume dilué en cas de déversement dans un écosystème marin, et comment ce déversement peut être nettoyé — si cela est même possible.

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