Graham Hughes Graham Hughes / La Presse Canadienne

OTTAWA — Des milliers de militants convergent à Halifax pour l’ouverture, jeudi soir, du congrès biennal du Parti libéral du Canada (PLC), à un an et demi des prochaines élections générales.

Le PLC attend près de 3000 militants pour ce congrès national — l’un des plus courus de son histoire, si l’on exclut les congrès où un nouveau chef doit être choisi. Selon les responsables du parti, plus de la moitié des participants n’ont jamais assisté à un congrès du PLC auparavant. Il faut dire que le parti a décidé d’accueillir tous ceux qui le souhaitaient.

Suzanne Cowan, élue sans opposition nouvelle présidente du PLC, estime que le congrès sonne le début des préparatifs en vue du scrutin de 2019. Un congrès comme celui-là, à ce moment-ci, permet selon elle de galvaniser les nouveaux militants en vue de la campagne qui s’amène.

Il s’agit du premier rassemblement du PLC depuis que le parti a aboli les cartes de membres avec frais d’adhésion, il y a deux ans, dans l’espoir de se départir d’une image de club élitiste. Le PLC permet dorénavant à tous ceux qui adhèrent gratuitement au parti d’élire le candidat dans leur circonscription, de voter pour le chef, de participer à l’élaboration des politiques et d’assister aux congrès.

Jadis, chaque circonscription dépêchait au congrès un nombre égal de délégués. Dorénavant, tous ceux qui veulent acquitter les droits d’entrée, réduits, au congrès peuvent participer à des ateliers, adopter des résolutions et côtoyer les députés, les ministres, et peut-être même le premier ministre lui-même. Justin Trudeau, qui terminait vendredi à Londres un voyage officiel dans trois capitales, arrivera vendredi à Halifax, à mi-parcours du congrès qui se termine samedi.

Ce congrès de Halifax est aussi le premier du PLC à se tenir dans les provinces de l’Atlantique, où les libéraux ont raflé tous les sièges en octobre 2015. Les quatre premiers ministres — libéraux — de ces provinces sont attendus samedi pour un panel sur le Canada Atlantique. Une autre première ministre libérale, Kathleen Wynne, de l’Ontario, doit aussi prononcer un discours en fin d’après-midi vendredi.

Le porte-parole du parti, Braeden Caley, n’a pu préciser la répartition par régions des participants au congrès. Il soutient toutefois que la nouvelle formule a permis d’attirer plus de femmes et de jeunes que lors du dernier congrès, il y a deux ans à Winnipeg.

Les militants débattront et se prononceront sur 30 propositions politiques, et choisiront les 15 résolutions qui devraient être à l’avant-plan lors de la prochaine campagne électorale. La plus controversée de ces propositions suggère de décriminaliser la possession simple et la consommation de toutes les drogues illicites.

On propose aussi de décriminaliser la prostitution, de mettre en place un revenu de base garanti, de créer un régime universel d’assurance-médicaments, et de relier par un pont l’île de Terre-Neuve et le Labrador.

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