MONTRÉAL — La Coalition avenir Québec (CAQ) croit que le gouvernement québécois pourrait aller chercher des millions de dollars par année s’il s’attaquait au «gaspillage» des fonds publics dans les ministères et organismes publics.

«Il faut comprendre que ce n’est pas parce qu’on investit beaucoup qu’on investit bien», a déclaré le député caquiste Éric Caire, qui était en conférence de presse, dimanche matin, en compagnie des candidats de la CAQ, Youri Chassin et Alice Khalil.

Les représentants caquistes estiment que le gouvernement Couillard n’en a pas assez fait depuis quatre ans pour améliorer la gestion dans les ministères et organismes publics.

La CAQ a donc suggéré quatre mesures, qui permettraient selon le parti d’économiser, au bout de quatre ans, 800 millions $ par année.

Le parti suggère entre autres de regrouper les centres de traitement informatique et de numériser les services administratifs du gouvernement — selon la CAQ, le gouvernement dépense des millions en photocopies et en cartouches d’imprimantes.

«Franchement, on n’est pas en 1998», a déclaré Mme Khalil.

La CAQ propose aussi de réduire les coûts d’approvisionnement en biens et services, notamment en mettant fin à la règle du plus bas soumissionnaire.

«Le prix de la soumission doit demeurer un facteur dans l’octroi du contrat. Ce qu’on dit, c’est qu’il faut pondérer cela», a-t-il expliqué, précisant qu’il fallait considérer également la qualité», a plaidé M. Caire.

Le parti souhaiterait par ailleurs diminuer les dépenses en technologies de l’information, en créant un nouvel organisme qui aura pour mandat de réduire les dépenses dans différents ministères et organismes.

M. Caire, porte-parole de la CAQ en matière d’efficacité de l’administration publique, a indiqué qu’un gouvernement caquiste abolirait le Centre de services partagés du Québec (CSPQ) et le Dirigeant principal de l’information (DPI) pour ne faire qu’un seul organisme.

«Tout ce monde-là s’enfarge mutuellement avec le joyeux résultat qu’année après année, la vérificatrice générale nous dit que le CSPQ ne livre pas la marchandise, et avec le joyeux résultat qu’on a l’impression au gouvernement du Québec que c’est absolument impossible de réussir un projet informatique», a-t-il déclaré.

«En regroupant cette expertise-là sous un seul chapeau, avec une seule ligne de responsabilité, nous, on pense qu’on va augmenter l’efficacité de façon exponentielle.»

Le CSPQ a pour mission de fournir aux organismes publics — ministères et municipalités, entre autres — des biens et services dont des ressources matérielles et informationnelles.

Le gouvernement se défend

En marge d’un événement à Montréal, le premier ministre Philippe Couillard a réfuté les critiques de la CAQ, affirmant que le Québec était reconnu pour sa bonne gestion des finances publiques.

«Je vois qu’ils proposent 800 millions d’économies, on est toujours contents de voir ça, on va voir comment tout ça est bâti, ça risque d’être un peu fragile. Mais déjà, avec tout ce que M. Legault a promis, j’en ai pour plusieurs milliards de dollars annuellement, alors il va falloir que tout ça fonctionne un jour», a-t-il déclaré.

«Ce que la CAQ propose, on le fait déjà», a renchéri le président du Conseil du trésor, Pierre Arcand, qui était aux côtés du premier ministre.

«Depuis sa création en 2005, le Centre de services partagés du Québec a permis de réaliser des économies de 1,3 G$. Mon objectif est d’amener le CSPQ à réaliser encore plus d’économies pour les contribuables», avait-il écrit plus tôt sur Twitter.

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