OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau a l’intention de profiter du sommet du G7, qu’il présidera en juin, pour militer en faveur d’un accès plus large à l’éducation pour les filles — et il veut mettre de l’argent sur la table au cours des prochaines semaines.

Le gouvernement libéral a fait de l’égalité des sexes un thème central de sa présidence du Groupe des sept pays les plus industrialisés (G7), notamment en plaidant pour une plus grande autonomisation des femmes dans la sphère économique.

En obtenant la présidence du G7, M. Trudeau a mis sur pied le Conseil consultatif sur l’égalité des sexes, afin que cette question soit intégrée dans les autres thèmes abordés au sommet de Charlevoix, les 8 et 9 juin. Les membres de ce conseil consultatif se réunissaient pour la première fois en personne cette semaine, à Ottawa. M. Trudeau est venu les rencontrer jeudi.

En matinée, Isabelle Hudon, ambassadrice du Canada en France et coprésidente de ce conseil consultatif, a promis que même les propositions qui n’auront pas été moussées par le premier ministre autour de la table du G7 seront plus tard publiées. Selon Mme Hudon, les 21 femmes qui composent le conseil consultatif sont déterminées, quoi qu’il arrive au sommet, à ne pas lâcher prise sur les causes qui leur tiennent à coeur, et qui sont importantes pour leur organisation.

Le Canada espère d’ailleurs que ce comité consultatif du G7, coprésidé par la milliardaire philanthrope Melinda Gates, poursuivra son travail même après le sommet de Charlevoix.

Le Conseil consultatif sur l’égalité des sexes pour la présidence canadienne du G7 est notamment composé de Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, de la militante pakistanaise Malala Yousafzai, prix Nobel de la paix, et de Phumzile Mlambo-Ngcuka, secrétaire générale adjointe des Nations unies et directrice générale d’ONU Femmes.

Comme les participants aux sommets du G7 fonctionnent par consensus, on s’attend à ce que M. Trudeau n’aborde pas certaines questions plus litigieuses, comme les toujours controversés droits relatifs à la santé sexuelle et reproductive, qui baignent dans la morale sociale et religieuse — aux États-Unis de Donald Trump, notamment.

Peu de temps après son assermentation, le président américain avait signé un décret qui interdit aux organismes subventionnés par le gouvernement de faire ne serait-ce que l’évocation de l’avortement — encore moins d’offrir ce service ou d’en faire la promotion auprès des femmes.

Mme Hudon a indiqué jeudi que le conseil consultatif avait admis qu’il faut parfois faire preuve d’un peu de pragmatisme si l’on veut obtenir des consensus et faire avancer les choses.

Le Conseil consultatif sur l’égalité des sexes a présenté jeudi ses recommandations préliminaires au premier ministre; il formulera ses recommandations finales quelques jours avant le sommet de Charlevoix.

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