Sean Kilpatrick/La Presse canadienne Justin Trudeau

NEW YORK — Le premier ministre Justin Trudeau fait valoir que l’appui du gouvernement sous la forme d’éventuelles indemnités pour s’assurer que l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain se fasse comme prévu résulte d’une situation politique exceptionnelle.

Prenant la parole à New York jeudi, un jour après que son gouvernement eut annoncé qu’il indemniserait l’entreprise Kinder Morgan pour tout report dans la construction de l’oléoduc causé par des problèmes politiques, M. Trudeau a dit être persuadé de la concrétisation du projet dans l’ouest du pays.

«Ce que nous avons avancé dans la proposition de notre ministre des Finances, hier (mercredi), c’est d’enlever une partie du risque en fournissant une sorte de police d’assurance pour ce contexte particulier de risque politique», a-t-il expliqué.

Kinder Morgan a mis sur la glace en avril tout investissement dans le projet jugé non essentiel en raison de contestations devant les tribunaux par le gouvernement de la Colombie-Britannique, et il reste désormais au gouvernement fédéral deux semaines pour en arriver à une entente avec l’entreprise avant l’échéance du 31 mai qu’elle a fixée.

Le ministre des Finances, Bill Morneau, a affirmé mercredi que si Kinder Morgan renonçait au projet d’expansion de Trans Mountain, «plusieurs autres investisseurs seraient prêts à le reprendre», mais M. Trudeau a indiqué qu’il n’effectuait aucune rencontre en ce sens lors de son séjour aux États-Unis.

Bien qu’il se soit entretenu avec plus d’une douzaine de dirigeants d’entreprises, de gestionnaires de fonds de pension et de chefs de la direction, mercredi et jeudi, alors qu’il tente d’insuffler un nouvel élan aux investissements au Canada, M. Trudeau a affirmé qu’il laissait les discussions sur l’oléoduc entre les mains de M. Morneau.

«J’ai une immense confiance en notre ministre des Finances et le travail qu’il a réalisé tant auprès de l’entreprise en question (Kinder Morgan) qu’avec les acteurs de premier plan et les investisseurs dans le secteur énergétique canadien et mondial», a-t-il avancé.

La confiance des investisseurs semble néanmoins ébranlée par l’incertitude qui plane au-dessus de ce projet d’oléoduc et de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain.

Répondre à ces inquiétudes constituait d’ailleurs l’un des objectifs du séjour du premier ministre aux États-Unis.

«Peu importe combien de temps la renégociation de l’ALÉNA pourrait prendre — et j’espère certainement que ça ne prendra pas bien plus longtemps —, les liens commerciaux, les relations personnelles, d’entreprise à entreprise, de voisin à voisin continueront», a tenu à souligner M.Trudeau.

Vendredi, il enchaînera une autre série de rencontres avec des acteurs du monde des affaires, cette fois à Boston.

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