OTTAWA — La chef des néo-démocrates ontariens s’est engagée dimanche à s’attaquer à la flambée des prix de l’essence durant les longs week-ends, dénonçant l’opportunisme des sociétés pétrolières.

Alors qu’elle faisait campagne à Ottawa en vue de l’élection provinciale du 7 juin, Andrea Horwath a attribué ces fluctuations dans les prix à la cupidité des grandes entreprises.

Elle a accusé l’industrie de réaliser des profits sur le dos des «gens ordinaires qui n’ont d’autre choix que de prendre leur auto et de remplir leur réservoir».

Les prix de l’essence bondissent régulièrement à l’approche de longs congés, un phénomène que l’industrie attribue aux dynamiques du marché.

La chef néo-démocrate dit ne pas avoir l’intention de s’en prendre aux lois de l’offre et de la demande, mais elle se désole que les automobilistes soient pénalisés.

Mme Horwath propose de fixer les prix une semaine d’avance à l’approche de longs week-ends pour assurer une certaine constance.

Ses deux principaux rivaux ont également abordé la question du coût de l’essence cette semaine.

Mercredi dernier, le chef progressiste-conservateur Doug Ford s’était engagé, devant une station-service d’Oakville, à réduire les coûts de l’essence de 10 cents par litre s’il accédait au poste de premier ministre.

Les automobilistes ontariens paient actuellement une taxe provinciale de 14,7 cents par litre d’essence et de 14,3 cents par litre de diesel. M. Ford compte réduire ces deux taxes de neuf cents, en plus d’abolir le système de plafonnement et d’échanges de la province qui ajoute 4,3 cents au prix du litre d’essence.

«Les automobilistes sont frustrés de se faire arnaquer à la pompe, a-t-il fait valoir. Ça va stimuler l’économie lorsqu’on va remettre l’argent dans leurs poches.»

La première ministre sortante, Kathleen Wynne, juge cette promesse électorale douteuse. Les fluctuations des prix obéissent à des dynamiques d’ampleur mondiale, soutient-elle.

Quant à Andrea Horwath, elle a entretenu un certain flou autour des détails de son plan. Même si les prix de l’essence sont d’abord fixés à New York, un gouvernement néo-démocrate examinerait les diverses manières de les stabiliser, a-t-elle indiqué.

Ce travail de régulation pourrait revenir à la Commission de l’énergie de l’Ontario, a-t-on suggéré.

L’aspirante première ministre estime que les prix à la pompe ne devraient pas varier autant à travers le territoire.

«On arrive à la prochaine destination et, soudainement, l’essence est moins chère de cinq cents et on se sent floués parce qu’on vient de payer cinq cents de plus à 40 kilomètres de là, s’insurge-t-elle. Ça doit arrêter.»

 

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