OTTAWA – L’absence remarquée du drapeau canadien à l’Assemblée nationale, lundi, fait réagir avec prudence conservateurs, néo-démocrates et libéraux à Ottawa.

Les néo-démocrates marchent sur des oeufs, dans cette affaire. Talonné par des journalistes réclamant une prise de position alors qu’il tenait une conférence de presse sur un tout autre sujet, Alexandre Boulerice a maintenu que cette décision relevait de l’Assemblée nationale. Il a fini par concéder que le geste pouvait heurter certaines sensibilités. Et il a dû admettre qu’il n’y avait aucun drapeau dans son propre bureau de la Colline parlementaire.

Pendant ce temps, sa collègue Christine Moore refusait de dire ce qu’elle en pense. Son parti, prétextait-elle, avait confié à d’autres députés le soin de s’exprimer dans ce dossier. Le député de Laurentides-Labelle, Marc-André Morin, a, de son côté, qualifié l’affaire de «non-événement».

La prudence des conservateurs était aussi palpable lorsqu’un député ontarien a exprimé son mécontentement avec beaucoup de retenue. Tout juste si Daryl Kramp a lâché que le respect ne peut pas être à sens unique. Et il a souligné à plusieurs reprises son attachement au Québec.

Le libéral Francis Scarpaleggia a, quant à lui, confié qu’il avait déjà reçu une plainte à son bureau de comté. Lui aussi se désole du geste mais dit qu’il n’y peut rien.

Seul à sourire de cette affaire, le député bloquiste André Bellavance, un des quatre représentants de son parti aux Communes, a rappelé que dès 1976, les gouvernements du Parti québécois ont enlevé le drapeau du Canada de l’Assemblée nationale.

Mardi, à la cérémonie d’assermentation des députés de la Coalition avenir Québec (CAQ), le drapeau canadien est réapparu.

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