Jacquelyn Martin Jacquelyn Martin / The Associated Press

WASHINGTON — Le président Donald Trump a prédit mercredi que les constructeurs automobiles américains et leurs travailleurs seraient «très heureux» de l’issue des pourparlers sur l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), qui font du surplace en raison d’un désaccord sur les règles de production automobile.

M. Trump a déclaré aux journalistes à Washington: «Vous verrez très bientôt de quoi je parle.» Il a noté qu’il était «très difficile» de traiter avec le Mexique et le Canada pendant les négociations.

«Je ne suis pas content de leurs demandes. Mais je vais vous dire qu’à la fin nous gagnerons, nous gagnerons et gagnerons gros», a déclaré M. Trump avant de partir pour New York. Il a dit que les voisins des États-Unis avaient été «très gâtés parce que personne n’a fait ça, mais je vais vous dire que ce qu’ils demandent n’est pas juste. Nos travailleurs de l’automobile vont être extrêmement heureux.»

Les États-Unis restent très éloignés du Canada et du Mexique dans la renégociation de l’ALÉNA. Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a déclaré que les efforts pour renouveler l’accord commercial pourraient se prolonger jusqu’à l’année prochaine.

Le Mexique a jusqu’ici résisté aux tentatives des États-Unis d’obtenir des règles plus strictes sur le contenu régional dans l’industrie automobile et de déplacer la production vers des usines américaines et canadiennes, où les salaires sont plus élevés. Les États-Unis cherchent également à modifier le système de règlement des différends de l’ALÉNA et à inclure une clause crépusculaire qui permettrait aux pays de se retirer de l’accord après cinq ans.

L’administration Trump a déjà raté une date butoir informelle qui avait été fixée par le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, pour permettre au Congrès de voter sur le nouvel accord avant les élections de mi-mandat, cet automne.

Le Mexique, quant à lui, tiendra une élection présidentielle le 1er juillet et Andrés Manuel López Obrador, le candidat de gauche en tête des sondages, a déclaré que la renégociation ne devrait pas être précipitée et devrait être laissée au vainqueur du scrutin.

Si les négociateurs ne parviennent pas à accepter une version révisée de l’ALÉNA, les discussions pourraient être prolongées jusqu’en 2019. M. Trump pourrait également menacer d’abandonner l’accord qu’il a longtemps dénoncé, ce qui sèmerait le désarroi dans le commerce entre les trois pays.

Avec la renégociation de l’ALÉNA, M. Trump cherche à ramener la production automobile aux États-Unis et à réduire le déficit commercial américain. Les États-Unis exigent qu’un pourcentage du contenu des pièces automobiles d’un véhicule provienne d’un pays — les États-Unis ou le Canada — où le salaire moyen est d’environ 15 $ l’heure pour éviter les tarifs prévus par l’ALÉNA.

Mais les entreprises ont construit des chaînes d’approvisionnement qui chevauchent les frontières de l’ALÉNA et la modification des règles pourrait perturber leurs activités, augmenter les coûts et les désavantager potentiellement sur le plan concurrentiel par rapport aux constructeurs d’Asie et d’Europe.

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