La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) affirme que cette année, 11% des enseignants subissent encore des pressions pour modifier les résultats qu’obtiennent certains de leurs élèves.

Le syndicat tire ce constat d’une consultation menée en ligne du 29 janvier au 25 février derniers auprès de 415 enseignants, dont 38% du primaire et 62% du secondaire.

La FAE rappelle qu’une directive a été émise il y a un an par le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, afin que cesse cette pratique de modification des résultats de travaux scolaires, d’épreuves de commission scolaire ou du ministère de l’Éducation ou lors de l’inscription de notes au bulletin.

Le président de la FAE, Sylvain Mallette, reconnaît que depuis, la directive semble avoir eu un certain effet dissuasif, mais il déplore que certaines directions et commissions scolaires ne s’y conforment pas encore.

La consultation de l’hiver dernier de la FAE révèle qu’en général, les mêmes raisons qu’avant sont invoquées pour justifier les demandes faites afin que les enseignants gonflent des résultats.

La plus souvent mentionnée, par 40% des enseignants répondants, est celle de donner une chance aux élèves. Les autres sont de rencontrer les cibles de réussite (26%), d’arrondir les résultats (19%) et de répondre aux demandes des parents (17%).

Par ailleurs, 69% des enseignants estiment que les règles qui déterminent le passage d’un élève d’une année à l’autre devraient être établies par le ministère de l’Éducation et être les mêmes dans tous les établissements scolaires, qu’ils soient publics ou privés.

En cette période scolaire, les enseignants s’apprêtent à commencer leur blitz de correction des épreuves de fin d’année.

La Fédération autonome de l’enseignement regroupe huit syndicats qui représentent plus de 34 000 enseignants, surtout des niveaux préscolaire, primaire et du secondaire.

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