VANCOUVER – Les politiques et les procédures sont une chose, mais l’inspectrice Carol Bradley reconnaît que les changements culturels nécessaires pour répondre aux allégations de harcèlement s’effectueront sur une longue période à la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Mme Bradley a été choisie plus tôt cette année par la division britanno-colombienne de la police fédérale pour gérer les suites à une série d’allégations d’harcèlement sexuel au sein de la GRC. Il est aussi question d’un rapport, divulgué au public pour la première fois la semaine dernière, qui laisse entendre que certaines employées disaient craindre des conséquences si elles se plaignaient d’harcèlement au travail.

Mme Bradley a déjà mis plusieurs mesures en oeuvre dans cette province, y compris l’ajout de conseillers en harcèlement et de nouveaux outils pour effectuer des dénonciations anonymes, en plus d’une nouvelle équipe d’enquêteurs sur les cas de harcèlement. Elle admet toutefois que le débat à propos du harcèlement sexuel a principalement tourné autour de l’existence de problèmes culturels au sein de la GRC, plutôt que de définir le tout comme un problème de politiques devant être révisées.

Selon elle, toutefois, ces deux aspects sont intimement liés.

Mme Bradley estime d’ailleurs que les changements culturels nécessaires nécessiteront des années de travail.

Les allégations provenant d’employées, publiées dans les médias ou ayant entraîné des poursuites, ont taraudé la GRC pendant la majeure partie de l’an dernier. Les cas vont d’allégations de stress post-traumatique présentées par la caporale Catherine Galliford à un recours collectif intenté au nom de 200 agentes actuelles ou ayant quitté la GRC.

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