AP Donald Trump, Emmanuel Macron, Justin Trudeau, Angela Merkel, Theresa May, Donald Tusk, Shinzo Abe, Giusseppe Conte, Jean-Claude Junker

QUÉBEC — Le gouvernement Trudeau prévoit annoncer samedi un investissement de 400 millions $, dans le cadre du sommet du G7, pour aider les jeunes filles des pays les moins nantis à poursuivre des études, a appris La Presse canadienne.

Ce fonds s’inscrit dans le cadre de la réaction du gouvernement à une campagne menée par une coalition de 30 organismes non gouvernementaux. Ces organismes demandaient au premier ministre Justin Trudeau de convaincre ses alliés du G7 de créer un fonds de 1,3 milliard, d’ici trois ans, pour envoyer des millions de jeunes filles à l’école.

Cette annonce devrait permettre à Justin Trudeau de contrer l’influence perturbatrice du président américain Donald Trump au sommet. Ce dernier fait l’objet d’une confrontation avec ses homologues des autres États sur une foule d’enjeux, dont le commerce, les tarifs douaniers, la lutte aux changements climatiques, le retrait de l’Accord de Paris et le traité avec l’Iran sur le nucléaire.

Donald Trump a ébranlé les membres du sommet, vendredi, en réclamant le retour de la Russie au sein du groupe après que celle-ci eut été expulsée en 2014 en réaction à l’invasion de l’Ukraine et à l’annexion de la Crimée.

Les pays du G7 s’entendent beaucoup mieux sur le besoin de stimuler l’accès à l’éducation pour les jeunes filles dans les pays pauvres.

Plusieurs sources bien au fait du projet du gouvernement ont confirmé le montant de la contribution canadienne et certains d’entre eux s’attendent à ce que d’autres États contribuent au fonds à leur tour, incluant des pays non membres du G7.

Ces sources ont accepté de discuter du dossier sous couvert de l’anonymat puisqu’ils ne sont pas autorisés à en parler publiquement avant l’annonce.

La contribution canadienne de 400 M$ est moins importante que la somme réclamée par la coalition qui espérait un investissement d’un demi-milliard.

Il n’a pas été possible de confirmer si l’annonce prévue samedi constitue de l’argent frais ou simplement le transfert de fonds déjà dans les coffres du gouvernement.

Dans sa requête, la coalition qui regroupe les organismes Plan International Canada, l’UNICEF et Vision mondiale Canada insistait pour que la contribution canadienne constitue de l’argent frais pour que le geste soit significatif.

Ces organismes ont affirmé que Justin Trudeau doit présenter un plan avec le financement approprié parce que les déclarations d’intentions vagues du G7 ne suffiront pas pour rendre justice à sa rhétorique et à ses aspirations féministes.

L’un des thèmes transversaux imposés par Justin Trudeau à la présidence du G7 est l’égalité des sexes et l’émancipation des femmes et des filles. Le premier ministre doit d’ailleurs prendre part à une réunion avec son Conseil consultatif sur l’égalité des sexes, samedi matin, en prévision de l’annonce.

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