EDMONTON – Un résidant d’Edmonton pourrait être extradé vers les États-Unis, où il est accusé de terrorisme.

Sayfildin Tahir Sharif est accusé d’avoir aidé un groupe terroriste qui a participé à une attaque-suicide qui a tué cinq soldats américains en Irak en 2009.

Un enregistrement audio suggère qu’il était calme lorsque des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) l’ont arrêté dans son appartement, il y a 21 mois.

Lors de son audience d’extradition, lundi, la Couronne a fait jouer un enregistrement du 19 janvier 2011, date à laquelle il a été arrêté par la police fédérale. Sharif n’a jamais levé le ton, pas plus qu’il ne semble s’énerver.

«Qu’est-ce que cela a à voir avec moi? Je ne comprends pas, dit-il tranquillement sur la bande. Que voulez-vous dire, appeler un avocat?»

L’audience de lundi s’attardait à l’admissibilité des preuves récoltées par les policiers de la Gendarmerie royale du Canada qui ont épinglé Sharif en janvier 2011 à la demande du FBI américain.

L’homme est notamment accusé d’avoir comploté pour tuer des Américains à l’étranger.

Sayfildin Tahir Sharif, un Kurde, est né en Irak mais est arrivé à Toronto à titre de réfugié en 1993. Il est devenu citoyen canadien en 1997.

Le FBI affirme qu’il a aussi utilisé plusieurs autres noms.

Sharif est détenu au Remand Centre d’Edmonton depuis son arrestation. Il est demeuré tranquille en cour, lundi, alors qu’il suivait les procédures avec l’aide d’un interprète de langue arabe.

L’Edmonton Journal a rapporté que Sharif a déclaré plus tôt cette année, dans un affidavit déposé à la cour, que les allégations de terrorisme contre lui provenaient de gens ayant été torturés par des enquêteurs américains.

Son avocat, Bob Aloneissi, a argué que cela devrait mener à l’interdiction de l’utilisation des preuves contre son client.

Le juge Adam Germain, de la Cour du Banc de la Reine de l’Alberta, a toutefois affirmé que les suppositions de torture n’étaient que des rumeurs et a tranché en défaveur de Sharif.

Selon l’enregistrement, le policier qui a supervisé l’arrestation de Sharif a remis ce dernier entre les mains de la GRC, moins d’une heure après le raid. Il lui a d’ailleurs rappelé ses droits avant de le confier aux agents de la police fédérale.

S’il est reconnu coupable des accusations de terrorisme aux États-Unis, Sharif, qui était âgé de 39 ans quand il a été arrêté, risque la prison à vie.

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