Tijana Martin / La Presse Canadienne

OTTAWA — Des responsables de l’industrie automobile estiment que le gouvernement fédéral libéral sera confronté à une décision complexe — aux conséquences économiques sérieuses — si les États-Unis vont de l’avant avec leur menace d’imposer des tarifs douaniers sur les véhicules construits au Canada.

Ottawa a récemment exercé des représailles contre les taxes prélevées par le président américain Donald Trump sur l’acier et l’aluminium au Canada, avec des droits réciproques sur les importations américaines de ces métaux, ainsi que sur des dizaines de produits de consommation.

Toutefois, si le secteur canadien de l’automobile devenait vraiment une cible de M. Trump, plusieurs craignent que les contre-mesures canadiennes aient un impact beaucoup plus important sur les emplois et l’économie au pays que les retombées des tarifs sur l’acier et de l’aluminium.

L’économiste en chef de la Corporation des associations de détaillants d’automobiles, Michael Hatch, exhorte le gouvernement fédéral à résister à l’imposition de tarifs de rétorsion sur les automobiles, affirmant que des représailles à grande échelle mettraient jusqu’à 30 000 emplois en péril dans le secteur de la vente au détail au Canada.

Le président de l’Association des fabricants de pièces d’automobile du Canada, Flavio Volpe, affirme pour sa part que même si l’impact était dévastateur pour le secteur, Ottawa n’aurait d’autre choix que de prendre exactement les mêmes mesures contre les États-Unis.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a répété à maintes reprises que la stratégie du gouvernement fédéral en matière de tarifs était de ne pas chercher à aggraver la situation, mais sans céder.

Le département du Commerce des États-Unis étudie la possibilité d’imposer des tarifs au secteur automobile pour des raisons de sécurité nationale, et de nombreux observateurs pensent que M. Trump pourrait être en mesure de prendre une décision dès le mois prochain.

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