Chris Young / La Presse canadienne

OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau se dit persuadé de ne pas avoir agi de façon inappropriée lors d’un festival de musique en Colombie-Britannique, en 2000, mais il comprend aussi que la femme qui a soulevé cette allégation puisse voir les choses différemment.

Interrogé jeudi à Toronto, M. Trudeau a soutenu qu’il avait beaucoup réfléchi à cette affaire depuis qu’a refait surface un éditorial publié il y a 18 ans dans l’hebdomadaire «Creston Valley Advance». On y révélait comment M. Trudeau, alors âgé de 28 ans, s’était excusé d’avoir touché une journaliste de façon inappropriée.

Certains ont depuis exigé une enquête indépendante sur le comportement allégué de M. Trudeau, qui a écarté l’allégation alors qu’il se proclame lui-même féministe et qu’il affiche une «tolérance zéro» pour tout comportement inapproprié de ses députés.

Questionné sur la tenue d’une telle enquête, M. Trudeau n’a pas répondu directement à la question: il a rappelé qu’il s’était excusé à l’époque parce que la femme avait estimé que quelque chose d’inapproprié s’était produit — même s’il était personnellement d’avis contraire.

M. Trudeau est aussi bien conscient que les hommes et les femmes appréhendent souvent de tels incidents de façon différente, et que ces différences doivent être respectées, alors que la société est plongée au coeur du mouvement #MoiAussi.

Le premier ministre a indiqué que ni lui ni personne de son équipe n’avait tenté de communiquer avec la femme à l’origine de l’allégation, estimant que cela serait inapproprié.

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