Manuel Balce Ceneta Manuel Balce Ceneta / The Associated Press

Le département américain du Commerce a ouvert une nouvelle enquête sur la sécurité nationale qui pourrait toucher directement le Canada, cette fois sur les importations d’uranium.

Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, a annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête en vertu de l’article 232 de la Loi sur l’essor commercial, ce qui ouvre la porte à l’imposition éventuelle de tarifs douaniers sur les importations d’uranium.

Avec 23 pour cent de la production mondiale en 2016, le Canada est le deuxième producteur d’uranium dans le monde, après le Kazakhstan.

M. Ross a indiqué que l’enquête, qui fait suite à une plainte de deux sociétés américaines d’extraction, va examiner tout ce secteur, de l’exploitation minière à l’enrichissement de l’uranium, en passant par l’industrie de la défense et la consommation industrielle dans les centrales nucléaires.

Le département américain du Commerce soutient qu’en 1987, la production américaine d’uranium était utilisée pour 49 pour cent de la consommation de l’industrie militaire et des producteurs d’électricité, une proportion qui n’est plus que de cinq pour cent aujourd’hui. L’uranium alimente 99 réacteurs nucléaires commerciaux américains, qui produisent 20 pour cent de l’électricité aux États-Unis. Ce métal est aussi une composante essentielle de l’arsenal nucléaire américain, ainsi que des sous-marins et porte-avions à propulsion nucléaire.

Le département du Commerce affirme que les deux plaignants, qui représentent plus de la moitié de l’uranium extrait aux États-Unis, ont mis à pied plus de la moitié de leurs employés au cours des deux dernières années, et fonctionnent respectivement à 9 et 13 pour cent de leur capacité.

L’annonce de cette nouvelle enquête intervient à la veille des audiences du département américain du Commerce pour déterminer si les importations dans le secteur automobile, y compris les camions et les pièces, menacent la sécurité nationale des États-Unis.

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