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Le policier Patrick Ouellet, de la Sûreté du Québec (SQ), a été reconnu coupable de conduite dangereuse ayant causé la mort, jeudi, au palais de justice de Longueuil.

Le policier participait à une opération de surveillance le 13 février 2014 à Longueuil lorsque, au volant de son véhicule banalisé, il a percuté une voiture qui effectuait un virage à basse vitesse, blessant grièvement le passager, un petit garçon de cinq ans, Nicholas Thorne-Belance.

L’enfant prenait place sur la banquette arrière de l’automobile conduite par son père. Il a succombé à ses blessures quelques jours plus tard, à l’hôpital.

Au procès qui a commencé le mois dernier, il a été révélé que juste avant l’impact, le policier Ouellet se déplaçait à une vitesse de plus de 120 km/h dans une zone du boulevard Gaétan-Boucher où la vitesse maximale permise était de 50km/h.

L’agent Ouellet, alors âgé de 29 ans, devait suivre dans son automobile l’ancien directeur général du Parti libéral du Québec (PLQ) Robert Parent, dans le cadre d’une enquête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) avait d’abord décidé de ne déposer aucune accusation contre l’agent Ouellet.

Cette décision avait été largement dénoncée. La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, avait alors réclamé un complément d’enquête d’un comité indépendant. Le DPCP a finalement déposé une accusation de conduite dangereuse ayant causé la mort.

Jeudi, la famille du petit Nicolas était présente dans la salle d’audience lorsque le juge Éric Simard, de la Cour du Québec, a expliqué que l’agent de la SQ avait conduit objectivement de façon dangereuse. Le tribunal a aussi estimé que rien ne justifiait une telle prise de risque, soit d’avoir roulé à une telle vitesse lors du tragique événement.

Il semble que les avocats de la défense porteront le verdict en appel. Ils n’ont fait aucun commentaire en sortant de la salle d’audience, jeudi.

En conférence de presse au Nouveau-Brunswick pour la rencontre des premiers ministres provinciaux, Philippe Couillard a fait valoir que l’intervention de Mme Vallée avait été «exceptionnelle», et qu’il ne fallait pas «penser que ce sera la règle».

«La première chose qui garantit la confiance du public envers le DPCP et d’autres institutions est leur indépendance, et la pire chose à faire pour ébranler cette confiance-là, c’est d’intervenir politiquement dans la gestion de leurs affaires», a-t-il soutenu.

(Collaboration: Any Guillemette, Cogeco Nouvelles)

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