David Zalubowski / The Associated Press

Les tarifs américains sur les véhicules et les pièces automobiles importés feraient grimper le prix des véhicules neufs, élimineraient des dizaines de milliers d’emplois américains et effaceraient une grande partie du produit intérieur brut du pays, conclut une nouvelle étude.

Selon le Centre for Automotive Research, les consommateurs américains verront le prix des véhicules neufs augmenter de 455 $ US à 6875 $ US, tout dépendant du niveau de tarif ou de quota, de l’endroit où le véhicule a été assemblé et d’éventuelles exemptions pour le Canada et le Mexique.

Le centre estime que la demande chutera de 493 600 à deux millions de véhicules, ce qui entraînera la disparition de 82 000 à près de 750 000 emplois dans le secteur de la construction automobile.

L’économie américaine se contracterait d’entre 6,4 et 62,2 milliards $ US.

Les 17 000 concessionnaires de véhicules neufs aux États-Unis pourraient voir leurs revenus diminuer de 16,3 milliards $ US pour atteindre 66,5 milliards $ US et supprimer de 28 800 à 117 500 emplois dans leurs établissements.

Les prix des véhicules d’occasion augmenteraient également à mesure que davantage de consommateurs se détourneraient des nouveaux achats et que la sélection d’importations moins dispendieuses serait probablement réduite, les constructeurs décidant de ne plus offrir certains modèles.

Le centre a évalué six scénarios, dont des tarifs de 10 et 25 pour cent appliqués à toutes les importations, des exemptions pour le Canada et le Mexique, des quotas équivalant à 80 pour cent du volume des importations de 2017 s’appliquant à toutes les importations et des exemptions aux partenaires de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

En 2017, 52 pour cent des véhicules vendus aux États-Unis étaient construits dans le pays. Les usines des trois grands constructeurs américains et de Tesla ont produit 29 pour cent des véhicules vendus. Près d’un véhicule vendu sur quatre était construit par des sociétés internationales avec des usines aux États-Unis.

Les 48 pour cent restants ont été importés, et plus de la moitié de ces véhicules avaient été assemblés au Canada ou au Mexique, avec une portion significative de contenu américain.

L’étude a montré que la production automobile américaine ne pouvait pas augmenter rapidement, puisqu’il faut au moins un an pour convertir une usine sous-utilisée et en moyenne deux ans pour construire une nouvelle usine d’assemblage.

Les préférences des consommateurs pour les camions, les véhicules utilitaires sports et les tout-chemins de loisir compliquent les décisions de production puisque les usines américaines construisant ces modèles fonctionnent déjà au maximum de leur capacité.

Le rapport a été publié le même jour où le département américain du Commerce tenait une audience pour déterminer si les importations d’automobiles et de pièces d’automobiles menaçaient la sécurité nationale des États-Unis.

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