Jonathan Hayward/La Presse canadienne

BURNABY, C.-B. — Les manifestants anti-oléoduc, qui ont érigé un campement à Burnaby, en Colombie-Britannique, ont annoncé qu’ils discuteraient avec la municipalité de certaines mesures de sécurité, mais ils n’ont pas l’intention de se plier à l’ordre d’expulsion qui leur a été envoyé.

La Ville de Burnaby a diffusé mercredi, un avis d’expulsion qui donnait 72 heures aux manifestants pour quitter le Camp Cloud. Le délai accordé prenait fin samedi matin à 6 h 00.

Les autorités municipales disent s’inquiéter en raison de la présence d’une maison de surveillance de deux étages et d’un feu que les manifestants ont qualifié de sacré et cérémoniel.

Selon les militants, l’avis diffusé par la municipalité ne tient pas compte d’un récent jugement du tribunal ni de la consultation avec les occupants du camp.

En mars, la Cour suprême de Colombie-Britannique a tranché que le camp et une maison de surveillance à proximité pouvaient demeurer actifs. Cette décision est tombée au terme d’une demande d’injonction déposée par Kinder Morgan, l’entreprise propriétaire de l’oléoduc Trans Mountain.

Kwitsel Tatel affirme que les manifestants ne partiront pas et qu’ils n’éteindront pas leur feu de camp.

La militante est prête à faire appel à l’intervention du fédéral si nécessaire, plaidant que la charte des droits et libertés protège le droit de manifester pacifiquement.

Les manifestants sont en colère contre le projet d’élargissement de l’oléoduc qui permet de transporter le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta vers la Colombie-Britannique.

En mai, le gouvernement fédéral a annoncé son intention d’acheter l’oléoduc et de réaliser le projet d’élargissement qui devrait tripler le volume de pétrole transporté.

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