TORONTO – Selon un nouveau rapport, la majorité des personnes souffrant de maladie mentale ou de dépendance en Ontario ne reçoivent pas de soins pour traiter ces problèmes, et ce malgré le fait que l’impact de la maladie mentale dans la province est plus élevé que l’ensemble des cas de cancer et de maladies infectieuses combinés.

Le co-auteur de l’étude, le Dr Paul Kurdyak, affirme que la population ruerait dans les brancards si le pourcentage de diabétiques recevant des soins était aussi faible que celui de personnes aux prises avec la maladie mentale et qui sont traités.

Le rapport, produit par Santé publique Ontario et par l’Institute for Clinical Evaluative Sciences, avance que l’impact social et économique des maladies mentales et des dépendances en Ontario est désormais 1,5 fois plus élevé que celui de l’ensemble des cancers, et sept fois plus élevé que celui de toutes les maladies infectieuses.

Au dire de M. Kurdyak, responsable des services de psychiatrie au Centre de toxicomanie et de santé mentale, entre 60 et 65 pour cent des gens dépressifs et jusqu’à 90 pour cent des personnes dépendantes à l’alcool ne sont pas traitées.

Il rappelle toutefois qu’il existe des thérapies pour soigner les gens souffrant de tels troubles.

Un autre co-auteur, le Dr Jurgen Rehm, a souligné que les gens ne cherchaient pas à obtenir de l’aide en raison des tabous sociaux liés à ces problèmes, particulièrement en ce qui concerne l’alcoolisme. Le Dr Rehm est le directeur du département de recherche sociale et épidémiologique du Centre.

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