Chris Young/La Presse canadienne Doug Ford

TORONTO — Un syndicat représentant des enseignants d’écoles primaires de l’Ontario demande à ses membres de continuer à enseigner un programme d’éducation sexuelle modernisé malgré la décision du gouvernement provincial de revenir à un modèle datant d’une vingtaine d’années.

La Fédération des enseignantes et des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario (FEEO) «a fermement dénoncé» la décision du gouvernement progressiste-conservateur d’abroger le programme mis à jour par ses prédécesseurs libéraux en 2015, qui enseignait des concepts tels que le consentement, les droits LGBTQ et la sécurité en ligne.

Les conservateurs ont affirmé que les enseignants utiliseraient une version du programme élaborée en 1998 en attendant les conclusions de consultations publiques par le gouvernement sur un nouveau document.

Le président de la FEEO, Sam Hammond, a critiqué l’approche et a déclaré que le syndicat conseillait à tous les membres d’«exercer leur jugement professionnel» sur les questions sexuelles lorsque l’école reprendra dans trois semaines.

«La décision du gouvernement de revenir au programme de santé et d’éducation physique de 1998 tout en entamant de nouvelles consultations est irresponsable, discriminatoire et compromet la sécurité des étudiants à qui nous enseignons», a affirmé M. Hammond dans un communiqué.

«Les enseignants ne seront pas muselés par un gouvernement dont l’agenda politique prime sur la protection et l’éducation de leurs élèves», a-t-il ajouté.

M. Hammond a soutenu que le respect du décret gouvernemental crée un «conflit direct avec les responsabilités et obligations fondamentales des enseignants envers leurs étudiants».

Qualifiant l’approche gouvernementale d’«imprudente», M. Hammond a déclaré que le syndicat défendrait tous les enseignants qui continuent à suivre le programme de 2015.

La FEEO a également indiqué qu’elle interviendrait dans les causes concernant le programme d’études présentées au Tribunal des droits de la personne de l’Ontario.

Six familles ont déclaré qu’elles lanceraient une contestation contre la décision du gouvernement au motif que la réintégration du programme est discriminatoire à l’égard des élèves LGBTQ. Le plaignant principal dans cette affaire est un étudiant transgenre de 11 ans qui entre en 6e année à l’automne.

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