Bernard Trépanier, ancien témoin vedette de la commission Charbonneau surnommé «monsieur 3%» en raison des ristournes qu’il aurait réclamées à des entreprises de construction, est mort. Il avait 79 ans.

Son avocat, Daniel Rock, a confirmé que son client est décédé mardi à sa résidence de Lachute.

«Il est décédé à son domicile entouré de sa famille», a-t-il déclaré en entrevue téléphonique.

M. Trépanier était très malade depuis plusieurs mois; il avait notamment un cancer des poumons, selon son avocat. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) avait d’ailleurs décidé en juin dernier d’ordonner un arrêt des procédures dans ses deux procès «considérant l’état de santé précaire et la confirmation par son avocate qu’il reçoit des soins de nature palliative».

M. Trépanier avait été arrêté en mai 2012 et était accusé notamment de fraude, de fraude contre le gouvernement et d’abus de confiance relativement au dossier Faubourg Contrecœur. Il subissait un procès séparé dans cette affaire; tous les autres accusés dans ce dossier, dont l’ex-président du comité exécutif de la Ville de Montréal Frank Zampino et l’entrepreneur Paolo Catania avaient été acquittés.

Il avait été arrêté une deuxième fois, en septembre 2017, et faisait face à des accusations semblables en lien avec un stratagème présumé de partage de contrats, en échange de financement politique.

Bernard Trépanier était surnommé «monsieur 3%» par quelques témoins de la commission Charbonneau en raison des ristournes qu’il exigeait pour les coffres du parti de l’ancien maire de Montréal Gérald Tremblay lors d’octrois de contrats.

Daniel Rock, qui s’est décrit comme un ami de longue date de M. Trépanier, se désole cette image qui lui a collé à la peau.

«C’est devenu une image. (…) Mais ça n’existe pas, ça n’a jamais existé un système ferme à 3%», a-t-il plaidé.

Selon lui, M. Trépanier aurait assurément été acquitté dans le dossier de Faubourg Contrecœur.

«Dans l’autre dossier, je ne suis pas prophète, mais je pense bien que ça allait bien aussi», a-t-il ajouté, précisant que son client était prêt à se défendre devant le tribunal.

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