Jeff McIntosh Jeff McIntosh / La Presse Canadienne

OTTAWA — Le gouvernement fédéral prend des mesures pour éliminer progressivement, à partir de 2021, l’utilisation de pesticides à base de néonicotinoïdes liés à la mort d’un nombre croissant d’abeilles mellifères.

Des sources bien au fait de la décision ont confirmé à La Presse canadienne que l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire du Canada va annoncer mercredi l’élimination progressive, sur une période de trois ans, de deux des trois principaux pesticides à base de néonicotinoïdes dont l’utilisation est autorisée au Canada.

En mai, l’agence avait annoncé son intention d’éliminer progressivement dès 2019 le troisième pesticide de type «néonic», l’imidaclopride, pour tous les usages extérieurs. La décision avait été annoncée le même jour que la publication d’une lettre ouverte signée par 200 scientifiques dans la revue «Science».

Les néonicotinoïdes, ou «néonics», sont un type de pesticides utilisés par les agriculteurs et les horticulteurs amateurs pour éloigner les parasites comme les pucerons et les tétranyques. Les scientifiques accusent toutefois ces produits chimiques d’affaiblir les abeilles, et de les rendre plus vulnérables aux maladies et aux intempéries.

La décision qui sera annoncée mercredi devrait marquer l’achèvement de près de six ans de travail pour l’agence. Elle fait suite à une interdiction similaire décrétée par l’Union européenne, qui doit entrer en vigueur à la fin de l’année.

Les groupes environnementaux disent se réjouir de voir le Canada interdire ces pesticides, mais estiment que le délai de cinq ans avant que les néonicotinoïdes soient complètement bannis est trop long.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!