The Associated Press

MONTRÉAL — Les autorités américaines réclament l’extradition d’un ancien chauffeur d’Uber à San Francisco, qui faisait l’objet d’une enquête sur des accusations de viol avant de disparaître et d’émerger à Montréal plus tôt cet été.

Les documents judiciaires déposés le mois dernier à Montréal indiquent que Mohamed Ben Azaza est recherché en Californie après avoir omis de se présenter à une rencontre avec des enquêteurs au début du mois de mars.

L’homme de 38 ans, originaire de la Tunisie, faisait l’objet d’une enquête concernant une agression sexuelle impliquant une passagère âgée de 19 ans en état d’ébriété en octobre 2017.

Les procureurs affirment que Mohamed Ben Azaza a fait monter la jeune femme dans son véhicule et qu’il a eu des rapports sexuels non consentis avec elle avant qu’elle ne se réveille dans le lit du chauffeur le lendemain.

Lors d’un entretien avec la police, il a nié avoir eu des relations sexuelles avec la femme. Il a dit qu’elle avait demandé la permission de dormir dans sa voiture et qu’il l’avait ensuite laissée entrer chez lui pour prendre le petit-déjeuner et appeler quelqu’un pour venir la chercher.

Il a également déclaré aux autorités qu’il ne travaillait plus pour Uber et a accepté de rencontrer les enquêteurs pour fournir un échantillon d’ADN.

Mohamed Ben Azaza ne s’est pas présenté comme prévu le 8 mars. Les détectives n’ayant pas pu le joindre plus tard, un mandat d’arrêt a été lancé en vertu d’une accusation de viol à la fin du mois de juin.

Le document judiciaire demandant son extradition souligne qu’il fait face à une peine minimale de trois ans d’emprisonnement s’il est reconnu coupable.

L’accusé est détenu depuis le début du mois de juillet. Il avait lui-même déposé une plainte concernant le vol de ses papiers d’identité, et le Service de police de la Ville de Montréal l’a arrêté après avoir relevé l’existence d’un mandat contre lui.

Les autorités américaines estiment que Mohamed Ben Azaza présente un risque de fuite imminent et que l’extradition est nécessaire parce que le Canada pourrait l’envoyer dans sa Tunisie natale, un pays qui n’a pas de traité d’extradition avec les États-Unis.

Une audience d’extradition est prévue devant la Cour supérieure du Québec le 21 septembre.

Les autorités canadiennes, notamment le ministère fédéral de la Justice, ont refusé de commenter l’affaire mardi.

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