OTTAWA – Les détracteurs des négociations de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne crient victoire après la divulgation d’une étude confidentielle fédérale qui conclut que les concessions demandées au Canada dans un seul dossier pourraient coûter près de 2 milliards $ de plus par année aux Canadiens.

L’étude, dévoilée par La Presse Canadienne en fin de semaine, conclut que les exigences européennes en matière de durée des brevets pharmaceutiques se solderaient par une hausse annuelle de 795 millions à 1,95 milliard $ des prix des médicaments au Canada.

Un scénario intermédiaire entraînerait quand même des coûts de 900 millions $ par année — des dépenses supplémentaires qui seraient refilées aux régimes provinciaux d’assurance-maladie, aux régimes privés d’assurance et aux particuliers.

L’industrie du médicament générique, le Nouveau Parti démocratique et certains experts estiment que ces chiffres constituent une démonstration indépendante de ce qu’ils plaident depuis longtemps: céder aux demandes européennes dans ce dossier gonflerait considérablement le coût des soins de santé au Canada.

Mais l’industrie des médicaments d’origine affirme qu’il serait dangereux de fonder des décisions politiques sur une recherche fédérale aux conclusions peu fiables.

Les négociateurs sont à Bruxelles cette semaine et la semaine prochaine pour finaliser les détails de l’accord de libre-échange, dans l’espoir que les leaders politiques puissent la signer à la fin du mois de novembre.

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