THE ASSOCIATED PRESS

OTTAWA — Un groupe représentant la majorité des hôpitaux universitaires du pays a affirmé que le départ prochain des résidents en médecine originaires de l’Arabie saoudite entraînerait probablement des retards, mais n’aurait pas d’impact sur la qualité des soins.

Paul-Émile Cloutier, le président et chef de la direction de SoinsSantéCAN, a révélé que, pour quelques centres hospitaliers, ces retards constituaient la principale préoccupation.

Environ 1000 résidents en médecine et étudiants aux études supérieures saoudiens ont été sommés de revenir au bercail après que Riyad eut suspendu ses relations diplomatiques avec le Canada en réaction à un message du gouvernement fédéral sur Twitter critiquant l’arrestation par le royaume de militantes pour les droits des femmes.

Les résidents ont jusqu’au 31 août pour rentrer au pays, ce qui a forcé les hôpitaux à mettre en place des plans d’urgence afin de combler les vides laissés par ces départs imprévus.

Selon M. Cloutier, ces plans comprennent le remaniement des horaires pour les gardes et les week-ends ainsi qu’une solution de rechange pour la formation des étudiants, qui était la responsabilité des résidents saoudiens.

Il a ajouté que la médecine ne se pratiquait pas seulement durant les heures de bureau et que beaucoup de Saoudiens travaillaient la fin de semaine ou étaient sur appel la nuit.

Sans préciser quels départements risquaient de connaître des retards, Paul-Émile Cloutier a tout de même cité le cas d’un département de neurochirurgie qui perdrait un grand nombre de résidents avec le départ des Saoudiens.

«Cela signifie que les patients devront peut-être attendre un peu plus longtemps que d’habitude pour recevoir des soins parce qu’il y aura 13 personnes absentes», a-t-il dit.

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