TORONTO — Si des centaines de personnes ont franchi sans vergogne les piquets de grève pour visiter l’Exposition nationale canadienne (CNE) sur les rives du lac Ontario, d’autres ont préféré boycotter l’événement à cause du lock-out touchant les quelque 400 machinistes et techniciens.

La direction de l’Exhibition Place, qui accueille la grande foire annuelle, a décrété un lock-out le 20 juillet.

Les syndiqués représentés par la section locale 58 de l’Alliance internationale des employés de scène et de théâtre (AIEST) ont manifesté à l’occasion de l’ouverture de l’événement, vendredi, et ont repris les piquets de grève, samedi.

Selon le syndicat, la convention collective est échue depuis décembre dernier. Les travailleurs comptent organiser des piquets de grève pendant toute la durée de la foire qui doit se terminer le 3 septembre.

«J’adore mon emploi et je préférais travailler, a reconnu Josh McGill en observant les spectateurs qui attendaient pour acheter leur billet d’entrée. Nous ne reprochons à personne d’entrer. Nous comprenons qu’il s’agit d’une sortie familiale annuelle pour beaucoup de gens.»

Jenny Zhao figure parmi ceux qui ont franchi les piquets de grève.

«J’ai entendu parler du lock-out dans les journaux, mais je n’y ai pas vraiment pensé, a-t-elle dit. Cela n’a pas particulièrement influencé ma décision de venir ici aujourd’hui.»

D’autres, comme Lisa Humber, ont refusé de franchir ce pas.

«Je suis fière d’être une travailleuse artistique à plein temps et de veiller à ce que nous soyons protégés contre l’exploitation. Je suis solidaire du local 58 de l’AIEST», a-t-elle souligné.

D’autres personnes ont exprimé des sentiments similaires.

«J’adore le CNE, mais je ne participerai pas cette année. J’encourage les autres à faire de même. Ce n’est pas comme ça que l’on traite des travailleurs», a dit Felicia Samuel, d’un syndicat d’enseignants du primaire de Toronto.

La direction de Exhibition Place a dit avoir offert la possibilité aux employés en lock-out de travailler pendant la tenue de la foire, mais qu’ils avaient tous refusé.

Elle dit vouloir mettre à jour le contrat de travail de ses employés pour mieux refléter le marché «hautement concurrentiel».

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