OTTAWA – Le Nouveau Parti démocratique et le Parti libéral du Canada ont exhorté le gouvernement conservateur, jeudi, à tenir sa promesse d’aider la Turquie à payer une partie des coûts liés à l’entrée massive de réfugiés syriens au pays, qui sont au nombre de 100 000 depuis cette semaine.

Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a offert publiquement l’aide financière du Canada à la Turquie, il y a environ un mois, lorsqu’il a accueilli à Ottawa son homologue turc, Ahmet Davutolu.

Le Canada n’a cependant toujours pas donné l’argent promis, a indiqué l’ambassadrice turque Gulcan Akoguz.

Mme Akoguz a déclaré à la Commission des affaires étrangères de la Chambre des communes que le flux de réfugiés était un «lourd fardeau».

Elle a ajouté que la Turquie gardait ses frontières ouvertes et qu’elle suivait le principe de non-refoulement à la frontière.

Depuis le début des violences en Syrie, il y a 19 mois, le gouvernement turc a dépensé 400 millions $ pour faire face à l’arrivée des Syriens sur son territoire, a affirmé Mme Akoguz.

Bien que la Turquie et la Syrie sont des pays voisins, des pays comme le Canada ne devraient pas rester silencieux lorsque vient le temps de partager le fardeau de la crise, a indiqué M. Baird le mois dernier.

Le bureau du ministre Baird a réitéré, jeudi, l’engagement du Canada envers la Turquie, mais n’a pas fait de nouvelle annonce sur la question.

Le gouvernement turc a construit 14 camps de réfugiés. La Norvège, la Croatie, la Slovaquie, l’Italie, la France, l’Arabie Saoudite, la Belgique et l’Organisation des Nations Unies ont tous soutenu financièrement le pays, a expliqué Mme Akoguz.

«Le Canada vous aide-t-il dans tout cela?» a demandé le député libéral Mark Eyking.

«Pas encore», a répondu Mme Akoguz.

M. Eyking et le porte-parole néo-démocrate en matière d’affaires étrangères Paul Dewar ont ensuite demandé au gouvernement de dégager des fonds pour venir en aide à la Turquie, un allié de l’OTAN. Ils ont déclaré que la fin de la crise, qui a débordé des frontières de la Syrie, ne surviendrait pas de si tôt.

«Vous pensez que ce serait normal pour le Canada de contribuer au financement de ces camps, mais ce ne l’est pas. C’est déplorable», a lancé M. Eyking lors d’une entrevue.

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