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MONTRÉAL – Depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction du cellulaire au volant, plus de 173 000 contraventions ont été émises au Québec. Défiant l’interdit, le nombre de conducteurs pris en flagrant délit n’a cessé de d’augmenter depuis juillet 2008.

La Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) tient actuellement une vaste campagne contre les textos au volant, mais dans les faits, la sensibilisation tarde toujours à se matérialiser. Le cellulaire, et les textos qui les accompagnent, sont bien ancrés dans les moeurs, tant et si bien qu’ils semblent indissociables des habitudes des conducteurs.

À Sherbrooke uniquement, 350 constats ont été émis en 2008, entre le 1er juillet, moment où la loi est entrée en vigueur, et le 31 décembre. L’année suivante, en 2009, la police en a rapporté 866. En 2011, 1431 contraventions ont été émises par la police municipale sherbrookoise.

L’amende décernée pour usage de cellulaire au volant est de 80 $; avec les frais, le billet grimpe à 115 $. Une fois condamné, le conducteur se voit aussi retirer trois points d’inaptitudes.

Pourtant, la mesure ne semble pas avoir l’effet dissuasif escompté. En 2011, 56 598 constats ont été émis au Québec, bien plus que les 18 248 de 2008 et les 48 782 de 2009. Les données de 2012 ne sont pas encore complétées, mais aucune tendance à la baisse n’a été constatée.

L’article 439.1 du code de la sécurité routière vise tous les appareils munis d’une fonction téléphonique, activée ou non, qu’il s’agisse de téléphones cellulaires classiques, téléphones intelligents, appareils qui affichent les courriels et qui permettent de naviguer sur Internet.

La portée du règlement ne se limite pas qu’au seul fait de manipuler le téléphone et de rédiger un courriel. En tenant simplement l’appareil en main pendant qu’il conduit, le conducteur se trouve déjà en infraction.

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