WINNIPEG – Les victimes des cyberprédateurs sont généralement des filles au début de l’adolescence, a révélé vendredi un groupe de lutte contre l’exploitation sexuelle d’enfants.

Le Centre canadien de protection de l’enfance a analysé 264 informations transmises depuis 2007 sur Cybertip.ca, un service de signalement disponible sur le Web pour les gens qui soupçonnent une situation d’exploitation virtuelle impliquant un enfant.

L’organisme sans but lucratif affirme que l’âge moyen des victimes des cyberprédateurs est de 13 ans, tandis que les délinquants présumés sont âgés de 25 ans en moyenne.

D’après le groupe, 86 pour cent des victimes sont des filles. Dans 93 pour cent de tous les cas recensés, les délinquants demandent à leur victime d’envoyer ou de télécharger des images ou des vidéos d’elles-mêmes.

La femme du premier ministre canadien, Laureen Harper, a assisté à la publication du rapport de l’organisation vendredi à Winnipeg.

La directrice du centre, Lianna McDonald, affirme que les victimes sont souvent forcées d’adopter certains comportements sexuels, puisqu’on les menace de diffuser des photos compromettantes si elles refusent.

«Les contrevenants ont recours à différentes stratégies pour manipuler les enfants et ainsi augmenter le pouvoir qu’ils ont sur leur victime, ce qui leur permet de les exploiter sexuellement sur le Web», a déclaré Mme McDonald dans un communiqué.

«Notre étude révèle que les suspects sont persistants et qu’ils utilisent les menaces. Ils essayent de normaliser certains comportements sexuels en partageant des images sexuellement explicites et en se comportant de façon sexuellement inappropriée.»

Le rapport du centre survient une semaine après le suicide d’Amanda Todd, une jeune fille de 15 ans originaire de Port Coquitlam, en Colombie-Britannique, qui a subi des années d’exploitation sexuelle sur Internet. Elle était aussi victime d’intimidation par des camarades de classe.

L’organisme Beyond Borders de Winnipeg, qui lutte également contre l’exploitation sexuelle des enfants, a exhorté le gouvernement à réglementer davantage le Web de manière à repérer les prédateurs rapidement et leur bloquer l’accès à Internet.

Le groupe croit que les adresses IP, qui sont uniques à chaque appareil capable de se connecter à Internet, devraient être enregistrées comme les plaques d’immatriculation des véhicules.

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