TORONTO – Service correctionnel Canada ira devant les tribunaux pour empêcher la diffusion d’une vidéo de la jeune Ashley Smith, décédée dans sa cellule il y a cinq ans.

Cette annonce est survenue quelques minutes seulement après que le coroner présidant l’enquête sur ce décès eut refusé d’en interdire la publication.

La décision de l’agence fédérale menace de retarder encore davantage une enquête qui traîne déjà en longueur.

Les autorités carcérales fédérales refusent de rendre publiques les vidéos du décès d’Ashley Smith, ainsi que d’autres documents.

Le Dr John Carlisle a cependant estimé que le droit du public à l’information était trop important pour être ignoré.

Plus tôt, mardi, un avocat de Service correctionnel Canada avait plaidé que les enregistrements n’avaient pas encore été déposés en preuve. Permettre leur diffusion publique avant cette étape pourrait miner le processus, avait-il soutenu.

Les avocats de la famille d’Ashley Smith et des médias ont rétorqué en qualifiant cet argument d’absurde. Ils ont soutenu que l’enquête avait débuté malgré l’absence de jury, et que le public avait le droit de savoir sur quelles preuves elle porterait.

Ashley Smith, originaire du Nouveau-Brunswick, est morte étouffée dans sa cellule de Kitchener, en Ontario, après plusieurs épisodes d’automutilation. Elle était âgée de 19 ans.

L’impact négatif présumé de la vidéo n’a pas été suffisant pour refuser la publication, a tranché le coroner.

Joel Robichaud, l’un des avocats de Service correctionnel Canada, a immédiatement réclamé un bref ajournement des audiences de l’enquête. Le Dr Carlisle a rejeté cette demande et précisé que les audiences se dérouleraient ce mercredi, comme prévu.

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