JOHN WOODS / La Presse Canadienne

WINNIPEG — La GRC au Manitoba fait appel à deux agences publiques externes pour enquêter sur de présumées agressions de femmes autochtones sur les chantiers de construction de barrages hydroélectriques dans le nord de la province au cours des années 1960.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) annonce d’une part que l’enquête sur des employés de Manitoba Hydro ou d’entrepreneurs en construction sera confiée à la Police provinciale de l’Ontario. Par ailleurs, l’enquête sur le suivi assuré par les agents de la GRC à l’époque sera confiée à la «police des polices» du Manitoba.

Un rapport publié le mois dernier par une agence indépendante a fait état de cas de racisme, de discrimination et d’agressions sexuelles sur les chantiers de la société d’État à l’époque. Une grande partie du développement hydroélectrique était concentrée autour de la municipalité de Gillam et de la nation crie de Fox Lake, située à proximité.

Selon le rapport, la présence de travailleurs de la construction majoritairement masculins dans le secteur a donné lieu à des agressions sexuelles contre des femmes autochtones. Par ailleurs, certaines de ses présumées victimes ont déclaré que leurs plaintes avaient été ignorées par la GRC.

Certains leaders autochtones ont réclamé une enquête provinciale sur le racisme, la discrimination et la violence liés au développement hydroélectrique. La ministre du Développement durable, Rochelle Squires, s’est dite troublée par les allégations contenues dans le rapport indépendant, qu’elle a transmis à la GRC.

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