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HALIFAX — La ministre des Services communautaires de la Nouvelle-Écosse, Kelly Regan, a été sommée de présenter des excuses à une jeune mère de famille qui aurait été traumatisée de s’être fait retirer la garde de ses deux enfants pendant quatre semaines en raison d’une erreur sur son test de dépistage de drogue.

Cette histoire a été révélée vendredi à l’Assemblée législative provinciale par la porte-parole du parti progressiste conservateur Barbara Adams, qui a protégé l’anonymat de la jeune femme et de ses enfants.

Durant la période des questions, Mme Adams a insisté sur l’important traumatisme qu’a subi cette famille en raison de l’intervention des services de protection de l’enfance.

Selon la députée progressiste-conservatrice, l’un des enfants est un nourrisson et l’autre est âgé de sept ans. Les policiers sont débarqués au domicile familial, en juillet, pour retirer les enfants en raison d’un rapport rédigé par le ministère des Services communautaires indiquant que la mère avait été testée positive lors d’un examen aléatoire.

En raison d’antécédents de consommation de drogues illicites, la jeune femme devait se soumettre à des tests de dépistage, a expliqué Barbara Adams.

Toutefois, une semaine plus tard, le ministère a constaté sa méprise dans les résultats des tests et a appelé la mère pour confirmer qu’il y avait eu une erreur. Le test positif était celui de quelqu’un d’autre.

Malgré la confirmation du mélange des échantillons, la jeune femme a dû patienter trois semaines supplémentaires avant qu’on ramène ses enfants à la maison.

«Lorsque la province retire des enfants de leur famille, elle doit avoir plus que de mauvaises données, a dénoncé la porte-parole de l’opposition. (Le ministère) n’a toujours pas offert ses excuses à la famille et n’a pas remboursé les frais juridiques encourus par la famille.»

La députée de Cole Harbour-Eastern Passage a demandé si la ministre des Services communautaires, Kelly Regan, présenterait des excuses à la famille pour cette grave méprise.

Kelly Regan a répondu qu’elle ne pouvait pas discuter de cas particuliers, mais elle a assuré à sa collègue de l’opposition que son ministère examinerait le dossier.

En dehors de la chambre, Barbara Adams a déclaré que les enfants n’étaient pas rentrés chez eux avant qu’elle ne communique avec le ministère pour s’informer de l’évolution du dossier.

La députée souhaite que le ministère adopte des politiques pour s’assurer que ce genre d’erreur ne se reproduise plus.

«C’est quelqu’un qui a repris sa vie en main et qui va de l’avant avec le soutien de sa famille — et sa famille a été envahie comme si c’était une intervention du SWAT», a décrit Mme Adams. «Cela leur a laissé une peur terrible que ça puisse arriver à d’autres.»

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