Josie Desmarais La navette Navya.

L’avenir arrive avec un peu de retard à Candiac, ayant dû se plier aux exigences de la bonne vieille procédure…

La navette autonome électrique, ce minibus sans chauffeur qui parcourra les deux kilomètres entre le terminus d’autobus de Candiac et le parc André-J-Côté, sur les berges du Saint-Laurent, sera sur la route lundi.

Lors de l’annonce du projet-pilote à la mi-août, les responsables avaient indiqué que le véhicule pourrait prendre la route deux semaines après l’arrêté ministériel l’autorisant et l’ensemble des médias avaient alors déduit que cela les mènerait au 27 août.

L’opérateur du projet, le Groupe Keolis, indique d’ailleurs toujours sur son site web dédié (keoliscandiac.ca) «Embarquez dès août 2018».

«Il n’y a pas de retard!», s’est exclamée Raphaëlle Cyr-Lelièvre, relationniste pour la compagnie de transport Keolis.

Elle a expliqué qu’une fois l’autorisation obtenue, «il fallait mettre en place le protocole de tests — qui est un protocole de marche à blanc — avec la SAAQ (Société d’assurance-automobile du Québec) et le ministère des Transports». Bref, l’avenir a dû, comme tout le monde, attendre d’avoir franchi la procédure mise en place par la bureaucratie.

Toujours est-il que la navette deviendra le premier véhicule autonome à rouler sur la voie publique au Canada.

Il n’y aura pas de passagers durant la première phase d’implantation; on a prévu au moins deux semaines de tests sur la route avant de laisser monter des passagers.

Et même s’il est autonome, le véhicule aura toujours un opérateur à bord durant le projet-pilote.

«Il sera là par mesure de sécurité, mais aussi pour répondre aux questions des gens parce que c’est nouveau pour tout le monde. Les passagers ne seront pas laissés à eux-mêmes», a précisé Mme Cyr-Lelièvre.

Fait à noter, le passage sera gratuit.

Ce projet-pilote doit durer un an, mais la navette cessera de prendre des passagers durant les quatre mois d’hiver. Là encore on veut soumettre le petit véhicule à la dure réalité des hivers québécois afin de voir s’il affiche la même résilience que les citoyens face à la neige, au verglas et aux grands froids.

Un des éléments à surveiller sera l’intégration de la navette dans le flot de circulation. Le véhicule électrique de la compagnie française Navya, dont la capacité est de 15 passagers, roulera à une vitesse maximale de 25 kilomètres à l’heure. Or, il circulera sur le boulevard Montcalm Nord, une route à deux voies sans voie réservée, où la vitesse permise est de 50 kilomètres à l’heure.

«Les voitures peuvent le contourner facilement et ailleurs dans le monde, ça ne crée aucun problème de circulation», affirme Mme Cyr-Lelièvre.

Des projets-pilotes sont en cours dans plusieurs pays, notamment à Las Vegas aux États-Unis, à Lyon et à l’aéroport Charles-de-Gaulle en France et à Adelaide en Australie.

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