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MONTRÉAL — L’Ordre des chiropraticiens du Québec accentue la pression pour faire réviser la loi vieille de 45 ans qui encadre cette profession.

Le président de l’ordre professionnel, Jean-François Henry, fait valoir que la Loi sur la chiropratique, adoptée en 1973, ne s’est pas adaptée à l’évolution des pratiques.

Il réclame une précision des activités réservées aux chiropraticiens, de même qu’une reconnaissance de leur autorité à poser un diagnostic neuromusculosquelettique — reconnaissance dont bénéficient déjà leurs collègues dans toutes les provinces canadiennes.

L’Ordre des chiropraticiens du Québec, qui regroupe quelque 1350 professionnels, présente sa revendication comme une réponse à l’engorgement du réseau de la santé.

Avec plus de deux millions d’interventions chaque année, les chiropraticiens constituent «une denrée professionnelle qui mérite d’être utilisée davantage», fait valoir le M. Henry.

Alors que de plus en plus de patients se tournent vers des thérapies dites alternatives ou complémentaires, tout le monde s’entend sur l’importance de cette modernisation, soutient-il.

«Le lendemain de l’élection, on va continuer nos efforts de représentation, assure-t-il. On est confiants parce qu’un moment donné, il va falloir entendre raison et la logique doit prévaloir.»

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