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MONTRÉAL — L’organisme Grands Frères Grandes Soeurs (GFGS) du Grand Montréal s’est fixé un objectif ambitieux.

Son but est d’accroître le nombre d’enfants et d’adolescents vivant des difficultés personnelles et socio-économiques qui peuvent profiter de son célèbre service de parrainage pour le faire passer de 1500 à 2300 sur une base annuelle.

Pour pouvoir atteindre cette cible, l’organisme cherche présentement à inciter des donateurs à l’aider à regarnir ses coffres, mais aussi à convaincre des bénévoles supplémentaires de mettre la main à la pâte.

Dans l’espoir d’inciter de nouvelles âmes charitables à prendre sous leurs ailes des jeunes dans le besoin, le directeur général de GFGS du Grand Montréal, Maxime Bergeron Laurencelle, a expliqué, lors d’une entrevue téléphonique avec La Presse canadienne, que les mentors ont un rôle fort simple à jouer.

Il a fait valoir que dans le cadre du programme traditionnel, chacun des bénévoles se doit de passer une demi-journée par deux semaines avec l’enfant ou l’adolescent dont il s’est vu confier la responsabilité.

Pour le duo, ce moment peut notamment être l’occasion de se livrer à des activités sportives ou culturelles.

Selon M. Bergeron Laurencelle, il est primordial que les mentors soient prêts à s’engager pour un bon bout de temps.

«Les gens se font demander de rester dans la vie des enfants [et des adolescents] le plus longtemps possible», a-t-il mentionné.

D’ailleurs, Maxime Bergeron Laurencelle a raconté à la blague qu’il connaît un homme de 70 ans dont le «petit» protégé a désormais atteint le cap de la cinquantaine.

Même s’ils ne répondent clairement plus à l’exigence en matière d’assiduité du programme traditionnel des Grands Frères Grandes Soeurs du Grand Montréal, «ils se voient encore deux ou trois fois par année», a-t-il pris le soin d’ajouter.

Reprenant ensuite son sérieux, M. Bergeron Laurencelle a reconnu, par souci de transparence, qu’il n’est pas simple de se voir confier le rôle de mentor.

«À partir du moment où quelqu’un envoie le formulaire pour devenir bénévole, il aura six étapes à franchir avant d’être jumelé [à un enfant ou à un adolescent]», a-t-il précisé.

Tout aspirant mentor devra notamment se plier à une entrevue de sélection qui peut être, de l’aveu même de Maxime Bergeron Laurencelle, assez éprouvante.

«Souvent, ça dure deux voire trois heures. C’est très, très personnel. La priorité, c’est la sécurité des jeunes. Le processus de sélection est donc rigoureux», a-t-il soutenu.

Mardi prochain, la Journée nationale des Grands Frères Grandes Soeurs sera soulignée lors d’un événement tenu en soirée au parc Maisonneuve, à Montréal.

Il s’agira là d’une occasion de mettre à l’honneur certaines des belles relations ayant résulté des jumelages.

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