MONTRÉAL — Même s’ils sont en grève générale illimitée et en lock-out en même temps, la direction de Pages jaunes et le syndicat qui représente les 130 représentants des ventes au Québec se sont retrouvés en conciliation au ministère du Travail, mardi.

La direction de Pages jaunes avait tout d’abord décrété un lock-out de ces 130 travailleurs, le 10 septembre dernier, disant constater une impasse dans les négociations en vue du renouvellement de la convention collective.

À leur tour, ces représentants des ventes, membres du Syndicat des employés professionnels et de bureau (SEPB) affilié à la FTQ, ont déclenché la grève, lundi, pour dénoncer le lock-out de l’employeur.

Le syndicat affirme avoir été pris de court par le lock-out, décrété selon lui sans qu’il y ait eu d’offre finale de la part de l’employeur.

Et l’employeur, de son côté, soutient que c’est le syndicat qui manque de flexibilité et qu’il a dû prendre cette mesure, comme bien d’autres, «pour assurer son redressement et sa pérennité dans un environnement d’affaires en constante évolution».

«Il est clair que le statu quo est incompatible avec le marché dynamique et hyper-compétitif dans lequel nous évoluons», a déclaré la direction de Pages jaunes, dans le communiqué qui annonçait le lock-out.

Mais le SEPB-Québec réplique que ses membres sont tout aussi déterminés. «Ils vont rester en grève tant qu’on n’aura pas conclu une convention collective satisfaisante pour les deux parties. C’est une question de rapport de forces, dans le sens que si, demain matin, l’employeur lève le lock-out, nous, nous sommes en grève», a répondu Kateri Lefebvre, directrice exécutive du SEPB-Québec.

Elle précise que plusieurs points sont en litige, notamment la rémunération. Ces représentants des ventes touchent un salaire de base et des commissions, qui sont négociés. De même le «plancher d’affectation» est en litige, à savoir le nombre de dossiers à traiter par les employés.

La conciliation doit se poursuivre le 10 octobre prochain.

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