OTTAWA – Une plus faible croissance économique coûtera environ 22 milliards $ par année à l’économie canadienne, a annoncé lundi le directeur parlementaire du budget, Kevin Page, dans un nouveau rapport.

M. Page s’attend ainsi à ce que la croissance atteigne un taux annualisé de 1,6 pour cent lors du second semestre de 2012, après avoir ralenti jusqu’à 1,8 pour cent au cours des six premiers mois de l’année.

Le directeur parlementaire du budget n’est pas beaucoup plus optimiste pour l’avenir, prévoyant des taux de croissance sans éclat de 1,5 pour cent en 2013 et de 2 pour cent en 2014.

Il s’agit de projections beaucoup plus faibles que la plupart des prédictions économiques, et en-deçà des prévisions de la Banque du Canada qui s’attend à des taux de croissance de 2,2 pour cent en 2012, et de 2,3 et 2,4 pour cent pour les deux années suivantes.

Aux dires de M. Page, l’arrêt du programme gouvernemental de relance économique a soustrait environ 1 point de pourcentage à la croissance économique.

Dans le pire des cas, le rapport de M. Page fait état d’une diminution de 22 milliards $ du PIB canadien, à partir duquel Ottawa obtient des revenus fiscaux.

Ces nouvelles prévisions n’ont pas fortement éloigné Ottawa de son objectif de revenir à l’équilibre budgétaire, précise M. Page, en raison des restrictions imposées aux dépenses fédérales.

Le directeur parlementaire du budget croit que le gouvernement fédéral a encore 60 pour cent de chances d’atteindre l’équilibre au moment prévu, soit en 2015-2016.

En vertu de son analyse, Ottawa passera d’un déficit de 18,1 milliards $ cette année fiscale à un surplus de 13,8 milliards $ dans cinq ans.

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