Yves Provencher/Archives Métro

Après avoir franchi la barre de 1,50$ le litre en septembre, le prix de l’essence est à la baisse. Lundi, au cours de la journée, les automobilistes pouvaient en acheter à environ 1,25$ le litre.

Si le prix à la pompe est à la baisse, c’est que plusieurs facteurs convergent, a avancé la présidente-directrice général de l’Association québécoise des indépendants du pétrole, Sonia Marcotte. «Souvent, on entend ″le brut a baissé, comment ça se fait que ça ne baisse pas à la pompe″. Mais il y a tout un monde entre le brut et la pompe», a-t-elle expliqué.

Lundi, le prix du baril de pétrole Brent s’élevait à environ 110$ alors qu’en septembre, il atteignait 115$. Le coût du raffinage est aussi à la baisse et se situait lundi à 76 cents le litre plutôt qu’à 92 cents le litre le mois dernier.

Quant à la marge de détail, elle était plutôt basse, à 3,6 cents le litre. CAA-Québec conseille aux automobilistes d’aller rapidement faire le plein d’essence puisque qu’une telle marge de détail n’est pas là pour durer. L’AQUIP estime qu’une marge de détail de 4,9 cents le litre permet aux détaillants de couvrir leurs coûts d’exploitation.

L’incertitude économique qui atteint tous les coins de la planète a aussi un effet sur le cours du pétrole. «La consommation d’énergie dépend de la santé financière de la planète, a affirmé le vice-président de la division de l’Est de l’Institut canadien des produits pétroliers (ICPP), Carol Montreuil. Dès qu’on annonce un ralentissement économique ou que les choses vont plutôt mal en Europe, les gens se disent alors qu’on aura moins besoin de pétrole. Qui dit moins de demande de pétrole, dit pression à la baisse sur les prix.»

Puisque ces craintes d’ordre économique ont supplanté dernièrement la peur de voir un conflit éclater au Moyen-Orient si l’Iran se dote d’une arme atomique, le prix du pétrole a tendance à baisser. Celui-ci ferait rapidement un bon vers le haut si les tensions géopolitiques autour de l’Iran s’intensifiaient.

Quel sera l’impact de Sandy?

  • Une dizaine de raffineries sont situées dans la zone que l’ouragan Sandy doit traverser.
  • Quelques-unes ont annoncé qu’elles réduiraient ou qu’elles arrêteraient leur production.
  • L’impact de Sandy dépendra des dommages que l’ouragan causera, croit la pdg de l’AQUIP, Sonia Marcotte.
  • L’ouragan devrait avoir moins d’impact sur le cours du pétrole que l’ouragan Katrina qui a soufflé sur le golfe du Mexique en 2005, selon le vice-président de l’ICPP, Carol Montreuil, puisque la production des raffineries du golfe est beaucoup plus importante que celles de la cote est américaine.
  • Le prix du pétrole brut risque de baisser puisque les raffineries ont ralenti ou cessé leur production. Toutefois, la demande à pompe demeure la même, mais l’offre de pétrole diminue, ce qui pourrait faire augmenter le prix, a indiqué M. Montreuil.

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